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Entretien
Vendredi 30 octobre 2020
3 min

Laurent Bayle : "Malgré tout, il y aura de la musique les prochaines semaines"

Comme tous les autres lieux culturels, la Philharmonie de Paris est évidemment contrainte d'annuler tous ses concerts jusqu'au 1er décembre. Laurent Bayle, directeur général de l'institution, réagit à ce nouvel arrêt brutal.

Laurent Bayle : "Malgré tout, il y aura de la musique les prochaines semaines"
Laurent Bayle, directeur général de la Philharmonie de Paris, réagit au reconfinement, © William Beaucardet

Alors que La Philharmonie de Paris est obligée de fermer ses portes aux publics jusqu'au 1er décembre, c'est l'ensemble de ses activités qui sont annulées : concerts, expositions ou encore activités éducatives.
Pourtant, le directeur de l'institution parisienne se veut optimiste : "Malgré tout, il y a aura de la musique les prochaines semaines".
En effet, de la musique résonnera encore dans la grande salle Pierre Boulez. Grâce aux musiciens de l'Orchestre de Paris, certains concerts pourront quand même être maintenus. Des captations seront ainsi proposées aux mélomanes et diffusées sur le site Philharmonie Live mais également sur Arte Live.
Cette poursuite d'activité est possible grâce au maintien des répétitions et tournages, comme l'a annoncé Jean Castex jeudi 29 octobre.

Laurent Bayle déclare au micro de Jean-Baptiste Urbain que le premier concert disponible sera celui de la gagnante du Concours La Maestra : Rebecca Tong, le lundi 2 novembre.
Puis, ça sera au tour de Klaus Makela, le tout nouveau directeur musical de l'Orchestre de Paris, de proposer un concert en streaming.
Le directeur de La Philharmonie de Paris nous annonce également la retransmission de l'opéra "Penthesilea" de Pascal Dusapin, crée en 2015 à La Monnaie de Bruxelles, qui devait être donné les 27 et 28 novembre.

"Il faut surmonter collectivement cette difficulté" Laurent Bayle

Depuis hier, le monde musical est à l'arrêt et fait face à une forme d'incompréhension brutale. Pourtant Laurent Bayle semble moins surpris que le reste de la profession : "Malgré l’effet de sidération, nous n’étions pas surpris de la décision, il y avait une forme de cohérence". Selon lui, il aurait même été difficile de tenir plus longtemps avec le couvre-feu instauré et les rumeurs de la mise en place de couvre-feu encore plus tôt : "Nous sentions bien que nous étions dans un entre-deux qui allait basculer".
Laurent Bayle en appelle au réalisme de chacun : "Si ça devait permettre, une reprise plus sécurisée en début d’année prochaine, ça serait un mal pour un bien".

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