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Entretien
Vendredi 3 décembre 2021
3 min

Michaël Adda : "On continue à vendre des disques encore aujourd'hui"

Michaël Adda, fondateur et directeur du label La Dolce Volta, s'exprime ce matin sur la situation du marché du disque. Le label célèbre cette année son dixième anniversaire, et organise ce week-end la quatrième édition de son festival salle Gaveau à Paris.

Michaël Adda : "On continue à vendre des disques encore aujourd'hui"
Le fondateur et directeur du label La Dolce Volta Michaël Adda, © Lyodoh Kaneko

Michaël Adda est directeur du label La Dolce Volta, un label qui célèbre ses dix ans ce week-end avec une série de concerts à la Salle Gaveau. Ce label a réussi à s'imposer en quelques années comme un des plus influents du monde de la musique classique. "Étonnamment, il a pris une ampleur assez incroyable, (...) et très rapidement le label s'est développé en France et à l'internationale". Au fil des années, la Dolce Volta a réussi à séduire des artistes de renom, comme Jean-Philippe Collard ou Gary Hoffman.  Aujourd'hui, il produit les album de Dana Ciocarlie, David Grimal ou encore Adrien La Marca

Les disques classiques continuent de se vendre

Malgré les péripéties auxquelles l'industrie du disque a été confronté ces dernières années, Michaël Adda explique que le disque continue de se vendre. Tous les types de disques ? Pas tout à fait : "Si l'on raisonne sur un camembert composé de tous les répertoires de musique, les disques de variété ont tendance à chuter au profit du streaming. Néanmoins, la musique classique et le jazz font de la résistance et rencontrent toujours un public qui continue à consommer des produits physiques."

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Quand j'ai commencé dans la profession en 1998 on disait déjà que le disque était mort. En 2011, le disque existait toujours.  Aujourd'hui, on vend toujours des disques. 

Cependant, la crise sanitaire n'a pas facilité les choses : les enregistrements de disques ont fleuri pendant les confinements, ce qui a provoqué une saturation du marché du disque. Michaël Adda s'exprime sur les disques réalisés par la Dolce Volta pendant cette période : "Ces enregistrements, produits il y a 18 mois, trouvent à peine leur place sur un marché terriblement encombré aujourd'hui, car nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée. Le marché n'est pas suffisamment extensible pour digérer tous ces enregistrements."

La solution est alors de mener des campagnes de promotions acharnées pour provoquer un impact médiatique plus important, et espérer sortir du lot. Cependant, peu de ces labels peuvent avoir recours à ces plateformes médiatiques de grande ampleur, nous explique Michaël Adda. 

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