Entretien
Dimanche 29 juin 2014
1h 23mn

Jean-Frédéric Neuburger

Bienvenue au Diable Beauvert ! Il a longtemps cultivé un look à la Harry Potter, pantalon tirebouchonné, veste trop grande, coupe au bol et petites lunettes rondes. Mais il est passé désormais en mode dandy, et il est surtout l’un des pianistes les plus fascinants de sa génération, d’autant qu’il taquine aussi la composition ou l’improvisation. Alors, vite à table, les garçons comme les autres, et montez le son !

Sa naissance, il s’en souvient comme s’il y était, la maternité du 13e arrondissement, rue Ponscarme, le 29 décembre 1986, année du Tigre de feu. Parmi ses ascendants, Jean Lenoir, l’auteur de Parlez-moi d’amour, d’où sans doute son goût plus tard pour les œuvres mineures des grands maîtres. A la maison, il y a un piano droit sur lequel s’exercent ses sœurs aînées. A 8/9 ans, il s’y met plus sérieusement que les autres, déchiffrant à tour de bras Impromptus, Valses ou Mazurkas de ce Chopin qui lui vaudra à 16 ans un premier disque à l’enseigne du Festival d’Auvers-sur-Oise.
A 10 ans, il signe un premier Concerto, et joue devant Henri Dutilleux, ce qui décidera définitivement de sa vocation, et entre trois ans plus tard au Conservatoire de Paris dans la classe de Jean-François Heisser
, mais se souvient aussi de tous ceux qui ont jalonné son parcours, qu’il s’agisse du clavier ou de la composition, Mélisande Chauveau, Emile Naoumoff, Reiko Hozu, Jean Koerner ou encore Vladimir Krainev. Des concours remportés, il sera particulièrement fier de ses prix au Long Thibaud en 2004 et de sa victoire, deux ans plus tard, au Young Concert Artist à New York qui lui ouvre les portes des Etats-Unis.
Dès 2005, il deviendra un habitué de La Roque d’Anthéron, remarqué par René Martin qui lui commandera une œuvre pour célébrer les trente ans du festival.
Mais il est largement temps maintenant d’accueillir notre tigre de feu, Jean-Frédéric Neuburger !

Avec la complicité téléphonique de Thierry Escaich, compositeur, et de Pascal Escande, directeur-fondateur du Festival d'Auvers-sur-Oise

Programme musical

Karl Czerny
L'Art de délier les doigts op. 740
XXVI. La Plus Grande Vitesse dans le passage des accords

Jean-Frédéric Neuburger, piano
Mirare 023

Ludwig van Beethoven
Sonate n° 20 en sol majeur op. 49 n° 2
I. Allegro ma non troppo

Jean-Frédéric Neuburger, piano
Mirare 080

Jean-Frédéric Neuburger
Bagatelle
Jean-Frédéric Neuburger, piano
Mirare 215

Frédéric Chopin
Etude en si mineur op. 25 n° 10
Jean-Frédéric Neuburger, piano
Disc Auvers 002

Karl Czerny
L'Art de délier les doigts op. 740
IX. Sautillant avec délicatesse bien détaché

Jean-Frédéric Neuburger, piano
Mirare 023

Maurice Ravel
Le Tombeau de Couperin
VI. Toccata

Jean-Frédéric Neuburger, piano
Mirare 232

Jean-Sébastien Bach
Suite anglaise n° 2 en la mineur BWV 807
I. Prélude

Jean-Frédéric Neuburger, piano
Mirare 060

Jean-Frédéric Neuburger
Maldoror
Jean-Frédéric Neuburger, piano
Mirare 145

Claude Debussy
Images, Livre II : II. Et la lune descend sur le temple qui fut
Jean-Frédéric Neuburger, piano
Mirare 145

Louis-Ferdinand Hérold
Concerto pour piano n° 4 en mi mineur
II. Rondo. Moderato assai

Jean-Frédéric Neuburger, piano
Sinfonia Varsovia, dir. Hervé Niquet
Mirare 127

Pablo de Sarasate / arrangement Jean-Frédéric Neuburger
Airs bohémiens op. 20
Sarah Nemtanu, violon
Lurie Morar, cymbalum
Orchestre à cordes sous la direction d'Aurélien Azan Zielinski
Naïve V 5235

Johannes Brahms
Quintette pour piano et cordes en fa mineur op. 34
III. Scherzo Allegro

Jean-Frédéric Neuburger, piano
Quatuor Modigliani
Mirare 130

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