Entretien
Dimanche 8 juin 2014
1h 23mn

Frank Braley

Bienvenue au Diable Beauvert ! Si par sa pilosité, il pourrait évoquer le visage christique d’une Descente de croix de Mantegna, le prophète ne l’est qu’au clavier, après avoir d’ailleurs hésité longtemps sur sa vocation, et désormais à la baguette, son deuxième instrument aujourd’hui. Alors, pour l’écouter, prenez vite place à notre table et poussez le son !

Frank Braley
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C’est à sa mère, pianiste elle-même, qu’il doit d’avoir tâté comme par jeu des touches dès l’âge de 3 / 4 ans. Malgré un premier concert donné à 10 ans avec le Philharmonique de Radio France, il ne s’y adonnera longtemps qu’une heure par jour, taquinant aussi à côté le violon, le saxophone et la batterie. Avec ses copains il s’éclate en écoutant ACDC, Iron Maiden ou Telephone, et se passionne pour le foot et le tennis.
Son bac en poche, il hésite encore entre l’astrophysique et la musique, mais ne pouvant mener les deux en parallèle en raison de son grand besoin de sommeil, il opte pour le Conservatoire de Paris où il travaille avec Jacques Rouvier, Pascal Devoyon, Christian Ivaldi et Marie-Françoise Buquet.
A la sortie, il hésite encore à se lancer dans la carrière, et décide pour voir de passer un concours international. Il s’inscrit à celui de Dublin où on le retoque sur dossier parce qu’il n’a pas encore de prix. Heureusement, il reste encore une place, la dernière, au Reine Elisabeth de Bruxelles où il remporte avec un seul Concerto dans les doigts le Premier Grand Prix et celui du public, faisant la une de tous les magazines féminins.
Le reste, vous le savez sans doute : une discographie sans scorie aucune, de solides amitiés musicales avec les frères Capuçon, ou ses congénères François-Frédéric Guy, Emmanuel Strosser ou Eric Le Sage, et demain la direction de l’Orchestre Royal de Wallonie.
Sachez enfin que pour ne point infliger à la femme de sa vie et le pianiste et l’instrument, il travaille le plus souvent en dehors de chez lui, ou qu’il a possédé un petit bolide anglais à trois roues, une sorte de piano à queue inversé, et accueillons sans plus attendre notre invité, Frank Braley !

Avec la complicité téléphonique d'Eric Le Sage, pianiste, et d'Augustin Dumay, violoniste, chef d'orchestre

Programme musical

Serge Veber / Georges Van Parys
Henri, pourquoi n'aimes-tu pas les femmes ? (extrait de l'opérette Louis XIV)
Guillaume Gallienne, vocal avec accompagnement
The Virgin Voices
Alexandre Tharaud, piano
Virgin 440737

Johann Nepomuk Hummel
Concerto pour piano n° 2 en la mineur op. 85
III. Rondo

Frank Braley, piano (10 ans)
Nouvel Orchestre Philharmonique de Radio France, dir. Pierre-Michel Le Conte
Enregistrement France Musique 18 mai 1980 / Diffusion 26 octobre 1980 (Premiers Prix 1979 du Tournoi du Royaume de la Musique)

Antonio Vivaldi
Gelido in ogni vena (Farnace, Acte II)
Cecilia Bartoli, mezzo-soprano
Il Giardino Armonico, dir. Giovanni Antonini
Decca 478 2250

Ludwig van Beethoven
Concerto pour piano n° 4 en sol majeur op. 58
III. Rondo

Frank Braley, piano
Orchestre National de Belgique, dir. Ronald Zollman
(Concours Reine Elisabeth de Belgique 1991)
MUSO 005

Richard Strauss
Sonate en si mineur op. 5
IV. Finale. Allegro vivo

Frank Braley, piano
Harmonia Mundi 901642

Ludwig van Beethoven
Sonate n° 31 en la bémol majeur op. 110
I. Moderato cantabile molto espressivo

Frank Braley, piano
Harmonia Mundi 901750

Maurice Ravel
Trio avec piano en la mineur
II. Pantoum (Assez vif)

Frank Braley, piano
Renaud Capuçon, violon
Gautier Capuçon, violoncelle
Virgin Classics 5454922

Robert Schumann
Bilder aus Osten (Images d'Orient), Impromptus op. 66
I. Lebhaft

Frank Braley et Eric Le Sage, piano à quatre mains
Alpha 135

Anton Dvorak
Bagatelles pour deux violons, violoncelle et harmonium op. 47
V. Poco allegro

Ensemble Explorations
Frank Braley, harmonium
Harmonia Mundi 901880

Wolfgang Amadeus Mozart
Symphonie n° 29 en la majeur K. 201
IV. Allegro con spirito

Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, dir. Augustin Dumay
Mirare 220

Wolfgang Amadeus Mozart
Ch'io mi scordi di te ?... Non temer, amato bene K. 505
Elina Garanca, mezzo-soprano
Frank Braley, piano
Camerata Salzburg, dir. Louis Langrée
Virgin Classics 3326312

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