Samedi 10 septembre 2016
30 min

« Etude sur la résistance et la toxicatio » de Juan Pablo Carreno (Diffusion intégrale et portrait)

Belle moisson d’été pour nos Alla Breve, gardée bien au chaud pour ce début de saison ! Après la pièce de Jeremias Iturra, enregistrée à Radio France en juin, la Radio a accueilli au milieu de l’été l’équipe du Balcon, l’ensemble dirigé par Maxime Pascal, dans une création de Juan Pablo Carreno, ses Etudes sur la résistance et la toxicatio. Ces cinq études pour ensemble instrumental vont former le cœur de cette émission portrait et nous donner l’occasion de mieux connaître celui qui les a imaginées. Il est colombien, et est aujourd’hui actif en France. Juan Pablo Carreno se raconte ce soir…

« Etude sur la résistance et la toxicatio » de Juan Pablo Carreno
Interprété par l’EnsembleLe Balcon :
Sarah Kim : Orgue, Giani Caserotto : guitare électrique et guitare basse , Fanny Vicens : accordéon microtonal, Ambre Vuillermoz : accordéon, Juliette Herbet : saxophone, Maxime Tomba : cor, Patrick Wibart : euphonium.
Direction Maxime Pascal
Commande et création enregistrée le 23 juillet 2016 à Radio France.

Diffusion intégrale et portrait
Juan Pablo Carreno a articulé ses cinq Etudes autour de deux thèmes qui le préoccupent depuis quelques temps : d’abord l’idée d’empoisonnement par une substance toxique. Cette idée, il l’a mise au cœur de son opéra-polar La Digitale, conçu l’année passée. Il s’est intéressé avec le librettiste à l’altération de la perception vécue par le personnage principal, et est allé jusqu’à envisager l’opéra lui-même comme une expérience toxique.
L’expérience ne s’est pas arrêtée là. Les matériaux musicaux de la Digitale n’étaient pas épuisés et réclamaient une seconde vie !
Les procédés de doublure d’instruments expérimentés dans l’opéra sont aussi présents dans les Etudes sur la Résistance et la toxicatio, de même que les couleurs toxiques de la musique ! Il faut dire que Juan Pablo Carreno a choisi des timbres bien spécifiques : un saxophone baryton, un cor, un euphonium (tuba ténor), une guitare électrique, deux accordéons et un orgue.
Le deuxième thème qui traverse la musique de Juan Pablo Carreno depuis quelques temps, c’est celui de la résistance. Le compositeur colombien est très sensible à l’idée des peuples d’Amazonie menacés de disparition. Il a eu l’idée d’un diptyque sur les Indiens AUCA. La première pièce est déjà composée, la deuxième est à venir !

Juan Pablo Carreno vit à Paris où il a étudié. Il a fondé avec d’autres musiciens parmi lesquels le chef charismatique Maxime Pascal l’ensemble Le Balcon qui joue la musique des cinq Etudes : on fait la musique en famille dans l’orbite du Balcon !
Juan Pablo Carreno est aussi actif dans son pays en Colombie, dans l’université où il a étudié autrefois. Il a donc une vision bien définie du dynamisme de la création colombienne. La culture de son pays l’intéresse beaucoup : il est en train de travailler sur une Messe qu’il envisage comme une Messe de la réconciliation et comme synthèse sonore de l’essence du Colombien.

Musiques additionnelles :
La Digitale, opéra de chambre pour 8 chanteurs et ensemble en un prologue, huit scènes et un épilogue, sur les effets de l’empoisonnement par digitaline
Ensemble
Musicatreize
Direction
Roland Hayrabedian**.

Madre tierra, pour ensemble de 13 musiciens
Orchestre du Conservatoire de Paris
Direction
Jean-Philippe Wurtz**

Punto muerto, pour ensemble de 21 musiciens
Orchestre du Conservatoire de Paris
Direction
Pierre Strauch**

Self-fiction I, pour clarinette et ensemble
Iris Zerdoud, clarinette
Ensemble Le Balcon
Direction
Maxime Pascal**

Page Facebook du Balcon, avec la vidéo du 4ème mouvement de la pièce Alla Breve de Juan Pablo Carreno

**► Le site de Juan Pablo Carreno
**
Le site de l'ensemble Le Balcon

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L'équipe de l'émission :