A l'improviste
Magazine
Jeudi 15 février 2018
1h

A l'Improviste au Festival Umlaut (1ère émission)

Dans A l'Improviste, nous partons ce soir au Lavoir Moderne Parisien où s'est tenu fin janvier la 7ème édition du festival UMLAUT ; trois jours d'expériences musicales en tout genre portées par un collectif plein d'énergie !

A l'Improviste au Festival Umlaut (1ère émission)
Le collectif Umlaut au Lavoir Moderne Parisien, © Radio France / Anne Montaron

A l'Improviste au Festival Umlaut (1) :
Soirée enregistrée au Lavoir Moderne à Paris le 27 janvier 2018

Umlaut, c'est une bande très sympathique d'une dizaine de musiciens créatifs basés à Berlin et à Paris. Ils organisent des concerts, des festivals, ils ont un label avec plus de trente références, ils inventent sans cesse de nouveaux groupes.
En plus de tout ça, ils décloisonnent les genres. Ce qui les intéresse, c'est le son et son exploration. L'Umlaut en allemand c'est le tréma qu'on met sur les voyelles : c'est donc une altération, une transformation du son. Un nom bien choisi, pour ces explorateurs de l'univers sonore.

Nous sommes au Lavoir Moderne Parisien dans le 18ème arrondissement le 27 janvier, au 2ème jour du festival. Le collectif est là au complet.
Deux silhouettes émergent, impulsent l'énergie : celle du clarinettiste Joris Rühl et celle de la pianiste Eve Risser qui se soir-là a dirigé de son piano droit le Yellow Desert Orchestra, inventé pour l'occasion.
La programmation de ce samedi 27 janvier est copieuse : un solo, un duo, une improvisation des deux collectifs Umlaut (Paris et Berlin) et des improvisations sur des thèmes de Louis Mofolo ; la Yellow Desert Orchestra Experience !
Trop de musiques, trop d'énergies pour une seule émission ... mais de quoi faire déjà un premier épisode !

Yellow Desert Orchestra et Eve Risser de dos
Yellow Desert Orchestra et Eve Risser de dos, © Radio France / Anne Montaron

premier tableau...

Thiomas Gouband au Lavoir Moderne Parisien
Thiomas Gouband au Lavoir Moderne Parisien, © Anton Hoffmann

Sur la scène du LMP c'est le percussionniste Toma Gouband qui ouvre le feu ce soir-là. Il a installé sur la scène son dispositif habituel : des peaux sur lesquelles il met en mouvement des pierres et une pomme de pin. Dispositif organique donc, très simple en apparence, d'où il tire de savantes polyrythmies ! Ces pierres, cela fait plusieurs années que Toma Gouband les transporte dans ses valises pour en jouer en solitaire et dans tous types de contexte, en intérieur et en plein air. Ce solo, au fil du temps, il évolue... Toma Gouband a même l'intention de l'amener vers l'épure : l'exploration de toutes les matières susceptibles de jaillir d'une seule pierre ! Ce soir-là, il a disposé sur une grosse caisse, puis à même le sol, plusieurs pierres grâce auxquelles il a déroulé plusieurs tableaux sonores faits de micro-variations qui prennent, les yeux fermés, de toutes autres proportions !

deuxième tableau...

Antonin Gerbal et Daïshi Yohikawa
Antonin Gerbal et Daïshi Yohikawa, © Anton Hoffmann

Cette soirée du 27 janvier s'est poursuivie avec un duo percussif qui réunissait deux musiciens du collectif Umlaut : le batteur percussionniste Antonin Gerbal et le manipulateur d'électronique Daïchi Yoshikawa : c'était la création Umlaut de cette soirée, et une création improvisée, non préparée... à ceci près que les deux musiciens se connaissent très bien pour avoir joué ensemble en trio. Face à face, deux dispositifs qui jouent tous les deux sur la complémentarité : un set de batterie traditionnel et deux haut-parleurs posés sur une table, membranes sur le dessus, et sur lesquelles le musicien japonais fait rebondir des micros-contacts et des objets... La performance est un jeu de flux et de rebonds, tant des baguettes d'Antonin Gerbal sur sa batterie, que des micro - contacts de Daïchi Yohikawa. On se demande parfois qui fait quoi ! Le public du LMP s'est laissé hypnotiser par la musique de ce duo rythmique.

troisième tableau ...

Le collectif Umlaut
Le collectif Umlaut, © Anton Hoffmann

Le collectif Umlaut a veillé à ce que l'hypnose soit interrompue non pas par la lumière ou un entracte mais par une improvisation du collectif au complet : musiciens berlinois et parisiens confondus. Pas de changements de plateau, les musiciens sont venus se placer derrière le duo précédent, se placer et se déplacer, car c'est une performance en mouvement qu'ils ont proposée, la seule à ne pas pouvoir bouger étant la pianiste Eve Risser. Sont réunis dans cette improvisation, en plus d'Antonin Gerbal et Daïchi Yohikawa, les Parisiens Sébastien Beliah, contrebasse, Pierre-Antoine Badaroux, saxophone, JorisRühl, clarinette et Eve Riser, piano droit - et les Berlinois Pierre Borel et Florian Bergman, saxophones et Joël Grip, contrebasse

Il y avait même derrière son orgue en bois le musicien de Cologne Simon Rummel. Son orgue, installé sur le scène du LMP fera l'objet du prochain épisode de cette soirée Umlaut et nous introduira dans l'expérience folle du Yellow Desert Orchestra.

La suite, jeudi prochain !

Le site du festival UMLAUT

Un immense merci à Anton Hoffmann pour ses photos de la soirée !

L'équipe de l'émission :