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L'Orchestre National de France joue Saint-Saëns, Ravel, Rachmaninov et Tchaïkovski - avec Fazil Say

Kristjan Järvi dirige l'Orchestre national de France dans les Concertos pour piano de Ravel et Saint-Saëns, les "Variations sur un thème de Corelli" de Rachmaninov et des extraits de "La Fille des Neiges" de Tchaïkovski. Concert enregistré le 6 octobre 2014 au Théâtre du Châtelet (Paris).

Théâtre du Châtelet, Paris

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Écrites pour piano seul en 1931, les Variations sur un thème de Corelli sont orchestrées par le chef roumain Corneliu Dumbraveanu, environ soixante ans plus tard. L’ouvrage s’inspire du thème de la « Folia », une danse portugaise du XVIe siècle, repris par nombre de compositeurs comme Arcangelo Corelli, Marin Marais, Franz Liszt, Sergueï Rachmaninov… Le genre de la variation annonce la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov, créée en 1934.

La composition du Concerto pour piano de Maurice Ravel est contemporaine de son Concerto pour la main gauche, en 1929. Mais si le second est « sombre et désespéré », le premier est « solaire et turbulent », note le musicologue Nicolas Southon. A la fois poétique, envolée et formelle, l’œuvre fait référence à deux maîtres du concerto pour piano, Mozart et Saint-Saëns, et se nourrit d’influences américaines comme le jazz.

Autre œuvre pour instrument soliste, le Concerto pour piano et orchestre n°2 de Camille Saint-Saëns est écrit en un temps record. Dix-sept jours seulement pour une œuvre qui connaît par la suite un immense succès ! Et lors de la création, le 13 mai 1868, c’est Saint-Saëns lui-même qui est installé derrière le clavier.

Pour clore le concert, l’Orchestre National de France interprète La Fille des Neiges (Snegoroutchka), une musique de scène composée par Tchaïkovski pour une pièce d’Alexandre Ostrovski. Adaptée d’un vieux conte russe, elle narre l’histoire d’une jeune fille constituée de neige qui se consume et fond au soleil pour s’être éprise d’un être humain. Séduit par l’argument, Rimski-Korsakov décide d’en faire un opéra huit ans plus tard.