Concerts
Concert
Jeudi 11 décembre 2014
1h 39mn

L'Orchestre national de France joue Beethoven et Bartók - avec Nikolaj Znaider

  • 10 min
    Beethoven : Ouverture d'"Egmont" sous la direction de Daniele Gatti
  • 45mn 51s
    Bartók : Concerto pour violon et orchestre n°2 joué par Nikolaj Znaider
  • 45mn 35s
    Beethoven : Symphonie n°6 "Pastorale" sous la direction de Daniele Gatti

Daniele Gatti dirige l'Orchestre national de France dans la Symphonie n°6 "Pastorale" de Beethoven et le Concerto pour violon n°2 de Bartók. Au programme également, l'ouverture "Egmont" de Beethoven. Concert enregistré le 11 décembre 2014 à l'Auditorium de la Maison de la Radio (Paris).

Auditorium de Radio France, Paris

De l’Egmont de Beethoven, composé entre 1809 et 1810, on retient essentiellement l’Ouverture. Magistrale, elle condense les thèmes principaux de l’œuvre, largement inspirée de la pièce de Goethe. Elle dépeint ainsi la lutte du comte d’Egmont contre le duc d’Albe, figure de despote et d’envahisseur. A sa suite, l’orchestre reprend d’autres motifs, ceux de l’Amour, de la Révolte et de la Victoire.

Tout aussi célèbre que l’ouverture d’Egmont, si ce n’est plus, la Symphonie Pastorale de Beethoven lui est quasiment contemporaine (1808). Véritable célébration de la nature, elle révèle l’amour que le compositeur lui porte. Chaque mouvement est titré et se présente comme un « tableau » (Eveil d’impressions agréables en arrivant à la campagne ; Scène au bord du ruisseau ; Réunion joyeuse de paysans ; Orage, Tempête ; Chant des pâtres). Mais le compositeur met en garde : « expression du sentiment plutôt que peinture ». Et la musicologue Laeticia Le Guay de préciser, « il annonce l’approche romantique, qui sera projection du moi dans les éléments, identification des passions de l’âme au spectacle d’un paysage agité ».

Autre amoureux de la nature, Bartók est l’auteur d’un Concerto pour violon, imprégné de références à la musique folklorique. Créé pour la première fois en 1939, il a longtemps été considéré comme l’unique, jusqu’à la découverte en 1960 d’un concerto pour violon de jeunesse, ce pourquoi il porte aujourd’hui le numéro 2. On y retrouve la fameuse « forme en arche » propre à Bartók, structure à la fois symétrique et cyclique. L’œuvre fait appel à une grande virtuosité, ici celle du violoniste Nikolaj Znaider.

Beethoven : Ouverture d'"Egmont" sous la direction de Daniele Gatti
Bartók : Concerto pour violon et orchestre n°2 joué par Nikolaj Znaider
Beethoven : Symphonie n°6 "Pastorale" sous la direction de Daniele Gatti