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Concert

Noël allemand, avec la Maîtrise de Radio France

Pour célébrer à la fois le mystère et la joie des fêtes de fin d’année, la Maîtrise se tourne cette année vers l’Allemagne. Les œuvres de Praetorius, Schein, J.S. Bach et Mendelssohn résonneront dans l’Auditorium avec la Maîtrise accompagnée par un ensemble de cuivres.

Auditorium de la Maison de la Radio, Paris

Toutes les oeuvres

En grec ancien, « térpeô » signifie « apprécier », et « khorós » désigne la danse. Ainsi, Terpsichore est la Muse de la danse, souvent représentée avec une lyre qui rythme la cadence de son pas. Évoquée par plusieurs compositeurs comme François Couperin dans le Second Ordre de ses Pièces de Clavecin, ou par Georg Friedrich Haendel dans son opéra Il pastor fido, Terpsichore donna en 1612 son nom à un recueil de trois cents pièces instrumentales publiées par Michael Praetorius. Ce Kapellmeister à la cour de Wolfenbüttel s’y présentait comme l’arrangeur d’œuvres empruntées à d’autres compositeurs, en particulier français comme son collaborateur Pierre-Francisque Caroubel. Au même moment, quatre cent cinquante kilomètres à l’est de Wolfenbüttel, Jan Pieterszoon Sweelinck tenait l’orgue de la « vieille église », la Oude Kerk d’Amsterdam, charge qu’il assurait depuis l’âge de quinze, alors qu’en 1577 il avait succédé à son père. Outre ses compositions pour clavier, entre ricercare et toccata, « l’Orphée d’Amsterdam » écrivit également pour la voix, comme les motets à cinq voix et basse continue du recueil Cantiones sacrae

Entre des motets sur les paroles du Christ, sur les Psaumes ou pour le temps de la Passion, augurent neuf motets pour le temps de Noël, dont Hodie Christus natus est d’esprit populaire, de caractère exalté et de facture plutôt homophone. Jetzt ist die rechte Freudenzeit de Johann Hermann Schein nous ramène au cœur du Saint-Empire romain germanique, déchiré par la Guerre de Trente Ans de 1618 à 1648. Schein était alors, depuis 1615, titulaire du prestigieux poste de « Thomaskantor », autrement dit directeur musical de l’église Saint-Thomas de Leipzig, fonction plus tard exercée par Jean-Sébastien Bach. Schein mourra en 1630 en laissant à la postérité plusieurs chefs-d’œuvre dont les motets de la Fontaine d’Israël, ou les madrigaux Diletti pastoraliDélices pastoraux ») de 1624 où figure Mirtillo mein, dont les paroles seront modifiées pour le temps de Noël en Jetzt ist die rechte Freudenzeit.

Programme du concert

Michael Praetorius  
Tanz Terpsichore n° 1, 2 et 3

Jan Pieterszoon Sweelinck   
Hodie Christus Natus Est

Adam Gumpelzhaimer
Canon sur le plain-chant Ave Maria

Arnold Von Bruck  
Ave Maria

Johann Hermann Schein    
Jetzt ist die rechte Freudenzeit

Michael Praetorius   
In Dulci Jubilo
Tanz Terpsichore n° 4, 5 et 6
Vom Himmel da komm ich her
Ecce Maria

Jan Sandström / Michael Praetorius
Es ist ein Ros Entsprungen

Charles Wesley / Felix Mendelssohn
Hark! the herald angels sing
 

Traditionnel
Stille Nacht

Johann Sebastian Bach
Ich steh an deine Krippe

Traditionnel
Adeste fideles

Quintette de cuivres Or Notes Brass
Pierre Remondière cor
Remi Joussemet trompette
François Petitprez trompette
Etienne Lamatelle trombone
Sylvain Thillou tuba
Laurent David, Bruno Renhold, Benjamin Woh ténors
Vincent Vallet basse
Maîtrise de Radio France
Sofi Jeannin direction