Concerts
Concert
Samedi 16 juin 2018

Gala Gounod : ouvertures et airs d'opéras par l'Orchestre national de France, Elsa Dreisig, Jodie Devos...

  • 12mn 47s
    Gounod : "Roméo et Juliette", Entracte symphonique et Air de Juliette par Elsa Dreisig et l'Orchestre national de France
  • 8mn 18s
    Gounod : Sapho air "O ma lyre immortelle" par Kate Aldrich et l'Orchestre national de France
  • 3mn 15s
    Gounod : Faust, Ballet I. "Les Nubiennes" par l'Orchestre national de France
  • 3mn 37s
    Gounod : Faust, Ballet V. "Les Troyennes" par l'Orchestre national de France
  • 3mn 05s
    Gounod : Faust, Ballet VII. "Danse de Phryné" par l'Orchestre national de France
  • 6mn 01s
    Gounod : La reine de Saba, Récit et Air de Soliman « Sous les pieds d'une femme » par Patrick Bolleire
  • 8mn 49s
    Gounod : Tobie, quatuor "Par la main de ce fils" et Invocation par Kate Aldrich, Yosep Kang...
  • 7mn 36s
    Gounod : Philémon et Baucis, Air de Baucis "Ô riante nature !" par Jodie Devos
  • 9mn 08s
    Improvisation à l'orgue sur des thèmes de Gounod, par Olivier Latry
  • 6mn 40s
    Gounod : Cinq-Mars, Entracte symphonique et Air de Cinq-Mars par Yosep Kang
  • 12mn 57s
    Gounod : Mireille, Air de Mireille et Duo Mireille - Vincenette par Jodie Devos et Kate Aldrich
  • 8mn 14s
    Gounod : Mors et Vita, Épilogue et "Oro supplex", quatuor avec orgue
  • 3mn 41s
    Gounod : "Le Tribut de Zamora", Danse Espagnole, par l'Orchestre national de France

Concert en direct vidéo depuis l'auditorium de la maison de la radio : l'Orchestre national de France sous la direction de Jesko Sirvend joue ouvertures et airs d'opéras de Gounod, en compagnie des sopranos Elsa Dreisig et Jodie Devos, de la mezzo Kate Aldrich, ou encore du ténor Yosep Kang.

Auditorium de la Maison de la Radio (Paris)

Le Palazzetto Bru Zane est le siège du Centre de musique romantique française et à ce titre ressuscite des œuvres ou des compositeurs oubliés du XIXe siècle. Pour clore son festival, dont l’Orchestre national est partenaire, le Palazzetto est l’invité de l’Auditorium de Radio France et nous fait entendre des extraits d’opéras de Gounod dont on fête le bicentenaire de la naissance en 2018.

Évoquer « le compositeur de Faust » c’est, semble-t-il, avoir tout dit de Charles Gounod  (1818-1893). Le musicien, dont on célèbre le bicentenaire de la naissance, laisse pourtant  plus  de  messes  que  d’opéras, dont les chœurs sacrés ou profanes se comptent par dizaines, les mélodies et les cantiques par centaines, et traça en outre des pages instrumentales significatives, symphoniques ou intimes.

C’est qu’au rebours d’Ambroise Thomas ou de Massenet, de Verdi ou de Wagner, qui  ne  concevaient  d’autre  voie  que  celle  du  théâtre  lyrique,  Gounod  partageait la conviction de Berlioz ou de Saint-Saëns selon laquelle la musique, au service des péripéties du drame, soumise aux exigences des chanteurs et du public, était cruellement entravée dans sa capacité de s’épanouir librement. Mais en France, à cette époque, comme il le rappelle dans ses Mémoires d’un artiste, « pour un compositeur il n’y a guère qu’une route à suivre pour se faire un nom : c’est le théâtre.  Le théâtre est un lieu dans lequel on trouve chaque jour l’occasion et le moyen de parler au public : c’est une exposition quotidienne et permanente ouverte au musicien. La musique religieuse et la symphonie sont assurément d’un ordre supérieur, absolument parlant, à la musique dramatique ; mais les occasions et les moyens de s’y faire connaître sont exceptionnels et ne s’adressent qu’à un public intermittent, au lieu d’un public régulier comme celui du théâtre. Et puis quelle infinie variété dans le choix des sujets pour un auteur dramatique ! Quel champ ouvert à la fantaisie, à l’imagination, à l’histoire ! »

Pourtant, si Gounod occupe une place majeure dans le répertoire français, il ne l’a conquise qu’au terme d’une carrière lyrique chaotique et tardive dont Sapho (1851)fut l’aurore. Il avait trente-trois ans. Dissipant les brumes qui entouraient La Nonne sanglante (1854), un premier rayon éclaira Le Médecin malgré lui (1858) et l’astre du jour s’éleva enfin dans toute sa gloire avec Faust (1859) dont l’éclat fit pâlir plus qu’il n’éclaira ses deux exquis satellites, Philémon et Baucis et La Colombe (1860) ; l’épais nuage qui voila la lumière de La Reine de Saba (1862) s’estompa lorsque parut Mireille (1864) et le soleil à son zénith embrasa Roméo et Juliette (1867). Tel Phaéton, Gounod voulut monter plus haut avec une œuvre édifiante mais, de retards en  retards, le soir tombait quand parut Polyeucte (1878) précédé de Cinq-Mars (1877) dont l’accueil favorable du public irrita la critique ; elle se dédommagea sur le drame chrétien plus vulnérable ; et ces succès marchandés jetèrent Maître Pierre [Abailard] à moitié achevé dans la nuit où l’attendait un George Dandin bien esquissé à Londres en 1874, tandis que Le Tribut de Zamora (1881) luisait, comme la lune, d’une lumière empruntée néanmoins éclatante. Pour illuminer les ténèbres, la foi de Gounod alluma deux flambeaux : La Rédemption (1883) et Mors et Vita (1885).

Gounod : "Roméo et Juliette", Entracte symphonique et Air de Juliette par Elsa Dreisig et l'Orchestre national de France
Gounod : Sapho air "O ma lyre immortelle" par Kate Aldrich et l'Orchestre national de France
Gounod : Faust, Ballet I. "Les Nubiennes" par l'Orchestre national de France
Gounod : Faust, Ballet V. "Les Troyennes" par l'Orchestre national de France
Gounod : Faust, Ballet VII. "Danse de Phryné" par l'Orchestre national de France
Gounod : La reine de Saba, Récit et Air de Soliman « Sous les pieds d'une femme » par Patrick Bolleire
Gounod : Tobie, quatuor "Par la main de ce fils" et Invocation par Kate Aldrich, Yosep Kang...
Gounod : Philémon et Baucis, Air de Baucis "Ô riante nature !" par Jodie Devos
Improvisation à l'orgue sur des thèmes de Gounod, par Olivier Latry
Gounod : Cinq-Mars, Entracte symphonique et Air de Cinq-Mars par Yosep Kang
Gounod : Mireille, Air de Mireille et Duo Mireille - Vincenette par Jodie Devos et Kate Aldrich
Gounod : Mors et Vita, Épilogue et "Oro supplex", quatuor avec orgue
Gounod : "Le Tribut de Zamora", Danse Espagnole, par l'Orchestre national de France