Concerts
Concert
Mercredi 24 janvier 2018
1h 19mn

L'Orchestre philharmonique de Radio France joue Onslow et Beethoven avec Elisabeth Leonskaja

  • 10mn 50s
    Beethoven : Fantaisie pour piano en sol mineur op. 77 par Elisabeth Leonskaja
  • 29mn 22s
    George Onslow : Symphonie n°2 en ré mineur op.42
  • 42mn 01s
    Beethoven : Concerto pour piano et orchestre n°4 par Elisabeth Leonskaja et l'Orchestre philharmonique de Radio France

Concert en direct vidéo mercredi 24 janvier 2018 : l'Orchestre philharmonique de Radio France sous la direction de Mikko Franck joue la Symphonie n°2 de George Onslow, la et le Concerto pour piano n°4 de Ludwig van Beethoven avec la pianiste Elisabeth Leonskaja, qui joue également la Fantaisie pour piano opus 77.

Auditorium de la Maison de la Radio (Paris)

Mercredi 24 janvier, en direct depuis l'Auditorium de la Maison de la Radio (Paris), le chef Mikko Franck dirige l'Orchestre philharmonique de Radio France dans la Symphonie n°2 de George Onslow, et le Concerto pour piano n°4 de Ludwig van Beethoven avec la pianiste Elisabeth Leonskaja, qui interprète également la Fantaisie pour piano opus 77 de Beethoven.

Imaginons dans cinq siècles ce qui pourra rester du XIXe … En musique, un seul nom : Beethoven. Peut-être le plus grand, si tant est qu’on puisse mesurer et comparer le génie, mais sans doute le plus universel pour s’être nourri du passé (Haydn et Mozart, Bach et Haendel) et pour avoir été le pain quotidien de tous ceux qu’il semble avoir annoncés : Mendelssohn, Schumann et Brahms, Schubert, Wagner et Bruckner, Berlioz, Bizet, Gounod et Saint-Saëns, Liszt, Smetana et Dvorak, pour ne citer que les plus connus.

S’avise-t-on de chercher à justifier la supériorité de Beethoven en soumettant l’une ou l’autre de ses œuvres au scalpel de l’analyse ? On y trouve plus souvent que chez tout autre l’application parfaite des règles de construction : deux thèmes, l’un rythmique, l’autre mélodique, appelés à s’affronter dans la section centrale, dite de développement, menant sinon à la victoire du plus fort, du moins à celle de la tonalité initiale.

Vus sous cet angle, la plupart de ses prédécesseurs et de ses disciples semblent incomplets, incohérents, déviants, rhapsodiques ou pittoresques. C’est oublier que l’analyse musicale, telle qu’elle s’est longtemps pratiquée, est née du souci de comprendre Beethoven et qu’une fois pénétré le secret de sa cohérence, on a voulu découvrir chez les autres si la même rigueur était à l’œuvre. Réponse négative dans la plupart des cas, qui fit écrire, pour ne pas condamner tout à fait : « malgré la brièveté du développement » ou « le manque de distinction assez nette entre les thèmes », « malgré l’absence d’un second thème » ou « la présence d’un troisième, voire d’un quatrième motif », etc

On pourrait prétendre avec autant de raison qu’en conférant des enjeux dramatiques (opposition, combat, victoire) à des principes d’architecture que ses aînés s’appropriaient librement, Beethoven suivait sa propre voie dont ses exégètes ont fait une règle. Règle que les exceptions confirment et qui justifie qu’on la détourne ou la contourne. Aussi Jules Pasdeloup donnait-il un conseil pernicieux aux compositeurs pressés de figurer au programme de ses concerts en leur disant : « Faites des symphonies comme Beethoven et je les jouerai ! »

Texte de Gérard Condé

Programme du concert

Ludwig van Beethoven
Fantaisie pour piano opus 77

George Onslow
Symphonie n°2

Ludwig van Beethoven
Concerto pour piano n°4

Elisabeth Leonskaja piano
Orchestre philharmonique de Radio France
Mikko Franck direction

Beethoven : Fantaisie pour piano en sol mineur op. 77 par Elisabeth Leonskaja
George Onslow : Symphonie n°2 en ré mineur op.42
Beethoven : Concerto pour piano et orchestre n°4 par Elisabeth Leonskaja et l'Orchestre philharmonique de Radio France