Concerts
Concert
Samedi 3 février 2018
2h

L'Orchestre philharmonique de Radio France joue Farrenc et Beethoven avec le pianiste Bertrand Chamayou

  • 23mn 10s
    Beethoven : Trio n°4 en si bémol Majeur op.11
  • 39mn 40s
    Louise Farrenc : Symphonie n°3 en sol mineur op. 36 par l'Orchestre philharmonique de Radio France

Sous la direction de Mikko Franck, l'Orchestre philharmonique de Radio France joue la Symphonie n°3 de Louise Farrenc et le Concerto pour piano n°5 de Beethoven avec Bertrand Chamayou. Concert enregistré samedi 3 février en direct de l'Auditorium de la Maison de la Radio (Paris).

Auditorium de la Maison de la Radio (Paris)

Le concert dans son intégralité :

L'Orchestre philharmonique de Radio France et son directeur musical Mikko Franck poursuivent leur intégrale des concertos pour piano de Beethoven. Après un premier concert avec la pianiste Elisabeth Leonskaja dans le 4e Concerto pour piano, un deuxième avec Alice Sara Ott dans le Concerto n°3, et un troisième concert avec le 1er et le 2e concerto avec Pierre-Laurent Aimard et Rudolf Buchbinder, l'Orchestre termine son cycle avec le Concerto n°5 dit « L'Empereur » avec le pianiste Bertrand Chamayou.

Imaginons dans cinq siècles ce qui pourra rester du XIXe… En musique, un seul nom : Beethoven. Peut-être le plus grand, si tant est qu’on puisse mesurer et comparer le génie, mais sans doute le plus universel pour s’être nourri du passé (Haydn et Mozart, Bach et Haendel) et pour avoir été le pain quotidien de tous ceux qu’il semble avoir annoncés : Mendelssohn, Schumann et Brahms, Schubert, Wagner et Bruckner, Berlioz, Bizet, Gounod et Saint-Saëns, Liszt, Smetana et Dvorak, pour ne citer que les plus connus.

S’avise-t-on de chercher à justifier la supériorité de Beethoven en soumettant l’une ou l’autre de ses œuvres au scalpel de l’analyse ? On y trouve plus souvent que chez tout autre l’application parfaite des règles de construction : deux thèmes, l’un rythmique, l’autre mélodique, appelés à s’affronter dans la section centrale, dite de développement, menant sinon à la victoire du plus fort, du moins à celle de la tonalité initiale.

Vus sous cet angle, la plupart de ses prédécesseurs et de ses disciples semblent incomplets, incohérents, déviants, rhapsodiques ou pittoresques. C’est oublier que l’analyse musicale, telle qu’elle s’est longtemps pratiquée, est née du souci de comprendre Beethoven et qu’une fois pénétré le secret de sa cohérence, on a voulu découvrir chez les autres si la même rigueur était à l’œuvre. Réponse négative dans la plupart des cas, qui fit écrire, pour ne pas condamner tout à fait : « malgré la brièveté du développement » ou « le manque de distinction assez nette entre les thèmes », « malgré l’absence d’un second thème » ou « la présence d’un troisième, voire d’un quatrième motif », etc.

On pourrait prétendre avec autant de raison qu’en conférant des enjeux dramatiques (opposition, combat, victoire) à des principes d’architecture que ses aînés s’appropriaient librement, Beethoven suivait sa propre voie dont ses exégètes ont fait une règle. Règle que les exceptions confirment et qui justifie qu’on la détourne ou la contourne. Aussi Jules Pasdeloup donnait-il un conseil pernicieux aux compositeurs pressés de figurer au programme de ses concerts en leur disant :

« Faites des symphonies comme Beethoven et je les jouerai ! »

Programme

Ludwig van Beethoven
Trio n°4 en si bémol majeur op.11

Louise Farrenc
Symphonie n°3

Ludwig van Beethoven
Concerto pour piano n°5 « L’Empereur »

Bertrand Chamayou piano
Eric Levionnois violoncelle
Nicolas Baldeyrou clarinette
Orchestre philharmonique de Radio France
Mikko Franck direction

Beethoven : Trio n°4 en si bémol Majeur op.11
  • Ludwig Van BeethovenCompositeur
  • Bertrand ChamayouInterprète
  • Nicolas BaldeyrouInterprète
  • Eric LevionnoisInterprète
Louise Farrenc : Symphonie n°3 en sol mineur op. 36 par l'Orchestre philharmonique de Radio France
  • Louise FarrencCompositrice
  • Mikko FranckChef d'orchestre
  • Orchestre Philharmonique de Radio FranceOrchestre