Sessions studio
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Rebecca Clarke : Sonate pour alto et piano, I. Impetuoso

Durée : 8 minutes

L'altiste Paul Zientara et le pianiste Alexandre Lory interprètent le premier mouvement (Impetuoso) de la Sonate pour alto et piano de Rebecca Clarke. Extrait du concert Génération France Musique, le Live, enregistrée le 2 décembre 2020.

Considérée comme l'une des plus importantes compositrices du Royaume Uni de l'entre deux guerres, Rebecca Clarke altiste elle même, est connue pour sa musique de chambre avec alto. Tombée trop rapidement dans l'oubli après sa disparition, cette compositrice fut une instrumentiste hors pair.

Elle fut une des premières femmes à entrer au Queen’s Hall Orchestra d’Henry Wood, en 1912, et y resta jusqu’à la première guerre mondiale. Mais ce devait être grâce à la musique de chambre, avec d’autres partenaires féminines, que Rebecca commença à être connue ; d’abord avec Nora Clench, ensuite avec Adila Fachiri, Jelly d’Aranyi et Guilhermina Suggia. 1916 fut l’année du premier de ses nombreux voyages en Amérique où elle joua en récital et rencontra Elisabeth Sprague Coolidge, la célèbre protectrice de la musique, qui influença la carrière de Rebecca comme compositeur.

Deux de ses mélodies Shy One et Cloths of heaven , toutes deux sur des textes de Yeats, écrites en 1912, attirèrent l’attention du public lorsqu’elles furent chantées par le ténor anglais bien connu Gervase Elwes ; au cours d’un récital à New York, en 1918, elle donna en première audition une pièce pour alto et piano, Morpheus, que les critiques saluèrent comme un succès majeur. Mais le triomphe vint en 1919 lorsqu’elle présenta une sonate pour alto au concours Coolidge ; le prix était de 1000$ et 73 œuvres avaient été présentées anonymement.  

A l’issu des débats, le jury, composé de six musiciens distingués, se trouvant en désaccord sur deux œuvres retenues avec deux ballotages, donna une voix prépondérante à madame Coolidge elle-même: Celle-ci choisit celle qui lui parut être une Suite pour alto et piano de Ernest Bloch; lorsque le jury insista pour que l’auteur soit identifié, on constata qu’il s’agissait de la Sonate pour alto et piano de Rebecca Clarke. .. . Si vous aviez vu leur visage, lorsqu’ils surent que c’était l’œuvre d’une femme… » rapporta plus tard, Madame Coolidge à Rebecca. 

Cet incident valut à la sonate et à son auteur une bonne publicité en Amérique et en Angleterre. Elle fut jouée en premier au Festival du Berkshire de 1919 par Louis Bailly, alto et Harold Bauer, piano et, par la suite, donnée plusieurs fois par l’auteur elle-même.

Duo Argos
L'intégrale du concert
Concert Générations France Musique, le live : Carte blanche à Philippe Cassard
Théâtre de l'Alliance Française
Compositeur