Sessions studio
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Nikolaï Miaskovski : Sonate n° 5 op. 64 n° 1, II. Largo espressivo (Lydia Jardon)

Durée : 6 minutes

La pianiste Lydia Jardon interprète la Sonate n° 5 en si majeur op. 64 n° 1. II. Largo espressivo de Nikolaï Miaskovski. Extrait du concert Génération France Musique, le Live, enregistré le 26 septembre 2020 au Théâtre de l'Alliance Française et présenté par Clément Rochefort.

Trop Méconnu, Nicolaï Miaskovski est l'un des plus grands compositeur russe de son époque. Né en 1881 et mort en 1950, il est le moins connu en En Europe occidentale  des trois grands compositeurs de cette période, les deux autres étant Prokofiev et Chostakovitch. 

Élève de Rimski-Korsakov, ami proche de Prokofiev, pianiste, il s'engage très tôt dans la diffusion de la musique de son temps, russe et étrangère. Mais comme beaucoup, il n'échappe pas au régime soviétique de l'époque subissant comme tant d’autres les foudres du régime, se voyant taxé de “individualisme, décadence, pessimisme, formalisme et complexité” ... Personnalité introvertie, inquiète, il ne quittera jamais sa patrie, à la différence de Rachmaninov ou de Stravinsky et même de Prokofiev. 

« Miaskovsky est davantage un philosophe. Sa musique est pleine de sagesse, passionnée, sombre et profondément introspective. En cela, il est proche de Tchaïkovsky, et je pense qu’il est fondamentalement son héritier […] Le public est le dernier de ses soucis. Sa musique atteint des sommets d’expression et de beauté […] Tout ce qu’a écrit Miaskovsky est profondément personnel et d’une intuition psychologique admirable. Cette musique n’est pas de celles qui deviennent rapidement populaires. » Serge Prokofiev

Il composa un nombre important d'œuvres, dont 27 symphonies, un concerto pour violon, un concerto pour violoncelle puis plusieurs sonates pour piano enregistrées par la pianiste Lydia Jardon en 2 opus : le premier sorti en 2009 contenant les sonates  n° 2, 3, 4 : « trilogie de la colère » témoignant musicalement d’une période de l’histoire russe où liberté intérieure était synonyme de survie. Puis en mars 2020, un deuxième volume consacrées aux sonates n° 1, 5 et 9. 

Composées entre 1906 et 1949, les 9 sonates pour piano de Miaskovsky résonnent comme le journal de bord de ses états d’âme. La Sonate N 5 op.64 N°1, des années 1907-1908, paraît plus sage que la La Sonate N°1 op.6 malgré le fait qu'elle soit aussi écrite aussi pendant les années de jeunesse du compositeur.    

Son Allegretto capriccioso recèle des influences des romantiques, tel Schumann, et d'impressionnistes comme Debussy. Dans le Largo espressivo, la mélodie cherche à s'imposer à la main droite, puis le discours véhément reprend le dessus jusqu'à un climax, et tout retombe dans le mode du début.

"La Cinquième sonate est à la fois d’une structure plus simple et d’une plus grande sérénité, un peu comme une ballade brahmsienne ; musique très prenante." Lydia Jardon 

L'ensemble Sequenza 9.3
L'intégrale du concert
Concert Génération France Musique, le live, du 26 septembre 2020
Théâtre de l'Alliance Française
Compositeur
Nicolaï Miaskovski