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Franz Liszt : Méphisto-valse n°1 S 514

11 min
Franz Liszt : Méphisto-valse n°1 S 514

Le pianiste Andreï Korobeinikov interprète la Méphisto -valse n°1 S 514 de Franz Liszt. Enregistré le 5 novembre 2019 à 20h au Théâtre des Champs-Elysées à Paris.

Dans l’œuvre de Liszt, Méphisto, incarnation du Malin, s’oppose à la figure de Dieu, de l'idéal.      

Durant toute sa carrière, le compositeur hongrois évoque le diable dans sa musique, pour mieux l’en exorciser. La valse n°1 de Méphisto, écrite en 1860, déploie tout ce dont le Mal est capable pour parvenir à ses fins : danse envoûtante, marche langoureuse et virtuosité à perdre la tête. Mais à la fin de la valse, le cavalier se démasque. Un feu d’artifice fantastique et macabre ne laisse aucun doute sur sa vraie nature.

Les Méphisto-valses sont au nombre de quatre composées en 1859-62, 1880-81, 1883 et 1885 par Franz Liszt.  

Les deux premières sont écrites pour orchestre symphonique, puis arrangées pour piano seul, piano à quatre mains et deux pianos, alors que les deux suivantes sont consacrées au piano seul.

La première est la plus populaire. Fréquemment jouée en concert et enregistrée, cette valse contient toutes les caractéristiques d’une musique à programme livrant une musique sarcastique et sautillante. Lors de la publication, il fait figurer dans la note de programme un extrait du texte de Faust de Nikolaus Lenau :

« Dans une auberge villageoise, un banquet de mariage a lieu avec musique, danses et libations. Méphistophélès, passant par là avec Faust, pousse celui-ci à participer à la fête. Le diable saisit un violon des mains d’un musicien endormi et en tire une étrange mélodie séduisante et envoûtante. Amoureux, Faust tourbillonne dans la salle aux bras d’une belle villageoise. Dans une danse effrénée, ils s’abandonnent l’un et l’autre et valsent jusque dans la forêt. Le son du violon devient de plus en plus ténu, un rossignol entonnant une chanson emplie d’amour".

Cette valse a été présentée en trois versions sur la même période (1859-62) : orchestrale (S.110/2), pour quatre mains (S.599/2) et pour piano seul (S.514). La version quatre mains est une transcription directe de la version orchestrale alors que la version piano seul est une composition indépendante. 

Elle est un magnifique exemple de la méthode de composition par transformation thématique de Liszt et d'inventivité pianistique.

Andreï Korobeinikov © Irene Zandel / Andris Poga et l'Orchestre national du Capitole de Toulouse en répétition pendant le festival de Radio France Occitanie Montpellier © G. Decalf, RF
L'intégrale du concert
Récital du pianiste Andreï Korobeinikov
Théâtre des Champs-Elysées,Paris
Compositeur
Franz Liszt
Franz Liszt