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Beethoven : Concerto n°3 en ut mineur op 37

39 min
Beethoven : Concerto n°3 en ut mineur op 37

Le pianiste Cédric Tiberghien interprète avec l'Orchestre National d'Ile de France le Concerto n°3 en ut mineur op 37 de Beethoven sous la direction du chef Enrique Mazzola. Enregistré le 16 octobre 2018 à la Grande Salle Pierre Boulez de la Philharmonie à Paris.

Le concerto en ut mineur est le troisième des cinq concertos de Beethoven dont il jette les premières esquisses dès 1796. La partition autographe, retrouvée dans les années 1970, est formelle, le compositeur y note 1803. C’est donc le 5 avril de cette année que le concerto fut créé au Theater an der Wien, lors d’un concert bénéfice à Vienne, un programme où figuraient également sa 2e symphonie et l’oratorio du Christ au mont des oliviers.   

Dans cette même tonalité : ut mineur, il avait déjà composé la Sonate « pathétique » pour piano (1798-1799) ainsi que le Quatuor à cordes op. 18 n°4 (1799-1800) et composera quelques années plus tard sa Cinquième Symphonie. 

Si les contours extérieurs de cette partition conservent l’allure du concerto classique (avec les trois mouvements et la forme classique de ces mouvements), le traitement de l’orchestre, les développements et la conduite du discours sont romantiques. Ce concerto s’éloigne du style mozartien des deux précédents et est devenu depuis le XIXème siècle un modèle du style romantique où Beethoven hisse le contenu musical et émotionnel vers des horizons inconnus de ses contemporains et ouvre la voie vers une nouvelle esthétique.     

« Pour moi, il y a un « geste » beethovénien qui apparait clairement à tout moment de la partition : l’intention musicale et expressive est au cœur de chacun de ses traits d’écriture et de ses gestes pianistiques. Chaque motif, chaque rythme, chaque articulation concourt à une immédiateté de l’expression. Quand je joue sa musique, je pars vraiment du texte et ce sont ces données originelles que j’ai envie de transmettre, sans l’intention d’ajouter quoi que ce soit d’autre … surtout sans maquillage ! Et c’est cette même démarche que j’ai rencontrée chez Enrique Mazzola : nous sommes allés tous les deux directement au texte, qui est la chose la plus importante à communiquer au public, afin de le livrer en quelque sorte à l’état « brut ». » Cédric Tiberghien, mai 2018.            

Enrique Mazzola
L'intégrale du concert
3e concerto pour piano et 5e symphonie de Beethoven par l'ONDIF avec Cédric Tiberghien
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie. Paris