Concerts
Concert

Haendel : Ah ! stigie larve, ah ! scelerati spettri !, Recitativo e Aria, ext. de Orlando (Act II, Sc. 10)

Durée : 7 minutes

Les Arts Florissants avec les élèves du département Historical Performance de la Juilliard School 415 et Christophe Dumaux, interprètent un extrait de Orlando de Haendel sous la direction de William Christie. En direct de la Grande Salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris.

Au centre, un couple d’amoureux, la fière Angelica, reine de Cathay, et le charmant prince africain Medoro. L’un et l’autre sont aimés par des tiers, Angelica par Orlando, noble chevalier, Medoro par Dorinda, une bergère innocente. Tiraillés entre le désir et le devoir, l’ambition et la passion,  ils sont victimes de mensonges, jalousies, frustrations et folie...

Opéra en trois actes de Georg Friedrich Haendel créé le 27 janvier 1733 au King's Theatre à Londres, Orlando est considéré comme l'un des sommets de l'art lyrique du compositeur avec Alcina. Le livret est une adaptation anonyme de Carlo Sigismondo Capece, lui-même inspiré de l'Orlando furioso de l'Arioste, par un librettiste non identifié. Ce livret a inspiré Haendel pour l'écriture de l’une de ses plus belles partitions, notamment le trio à la fin du  premier acte et la grande scène de la folie d’Orlando qui clôt le second  où Christophe Dumaux devrait briller de mille feux. 

Orlando est un opera seria. Haendel en a composé plus de trente opere serie dont certains atteignent la perfection du genre de 1741 à 1741. 

L'opéra seria doit respecter certaines règles. D’une manière générale, ce genre lyrique adopte une construction en trois actes, avec une unité d’action pour un nombre de personnages réduit. Il s’interdit de mélanger les genres sérieux et comique, d’où le choix de sujets héroïques ou tragiques empruntés aux grands poèmes épiques, à la mythologie (le Roland furieux de l’Arioste, la Jérusalem délivrée du Tasse) ou à l’histoire antique. Il doit présenter une intrigue au dénouementmoral, qui voit généralement triompher le pardon et la clémence. Une fin heureuse est donc de mise. Il s’ordonne autour d’une succession d’airs permettant à un personnage d’exprimer à chaque fois un affect (colère, fureur, désespoir). Ces airs de forme aria da capo sont constitués de trois parties. La troisième est la reprise de la première : l’interprète y ajoute des ornementations qui renforcent l’affect et mettent à contribution sa virtuosité. Le nombre d’airs attribués aux personnages traduit une hiérarchie des rôles. Ces airs sont entrecoupés de récitatifs qui permettent le déroulement de l’action et les dialogues. Leur débit est proche de la déclamation parlée et ils sont accompagnés par le clavecin et le violoncelle seuls. 

Dans les Jardins de William Christie à Thiré en Vendée (85)
L'intégrale du concert
Odyssée Baroque : Les Arts Florissants
Grande salle Pierre Boulez-Philharmonie