VIDÉO - Dalí, provocateur ?

Peinture, sculpture, gravure, photographie... Autant d'arts que Salvador Dalí, considéré comme l'un des principaux représentants du surréalisme, a exploré au cours de sa vie. Et la musique dans tout ça ? Retour sur ce rapport ambigu, parfois provocateur, entre l'artiste et le 4e art.

VIDÉO - Dalí, provocateur ?
Le peintre surréaliste Espagnol Salvador Dalí, 29 décembre 1964, © Getty / Terry Fincher

La musique : un moyen d'expression des plus pauvres...

Salvador Dalí a souvent remis en cause le rôle de la musique. Dans l'émission L'invité du dimanche du 8 février 1970, il répond au professeur Henri Laborit :

La musique, en tant que moyen d'expression, est un des plus pauvres [...] Avec la musique, si pour dire des choses il faut que les gens commencent à trembler, danser ou émettre des bruits [...] c'est un véritable désastre !

... sauf la musique espagnole ? 

Dans une autre interview donnée quelques années auparavant, Salvador Dalí dit à propos de la musique espagnole :

Quand les Espagnols se mettent à chanter, ce n'est pas pour s'amuser ! [...] C'est toujours inéluctablement à condition de mourir !

En 1958, le guitariste Paco Ibáñez reprenait en musique les poèmes de Federico Garciá Lorca. Une amie d'Ibáñez fait alors écouter la maquette du disque à Salvador Dalí. A la demande du musicien, l'artiste s'en inspire pour peindre un tableau qui deviendra la pochette de l'album Paco Ibáñez Vol.1, sorti en 1964.

L'opéra surréaliste

Ce n'est que bien plus tard, en 1974, que Salvador Dalí expérimentera la création musicale, en écrivant un opéra-poème surréaliste avec l'aide du romancier Espagnol Manuel Vázquez Montalbán et du musicien Français Igor Wakhévitch. L’œuvre se nomme Être Dieu et ne sera présentée qu'en 1985.