Yo-Yo Ma et son orchestre remportent le Grammy du meilleur album de « musique du monde »

Dimanche 12 février se tenait la 59e cérémonie des Grammy Awards aux Etats-Unis. Au cours de la soirée, le violoncelliste Yo-Yo Ma et son orchestre ont été récompensés pour leur album « Sing Me Home ».

 Yo-Yo Ma et son orchestre remportent le Grammy du meilleur album de « musique du monde »
Les musiciens de l'orchestre de Yo-Yo Ma, le Silk Road Ensemble, lors de la 59e cérémonie des Grammy Awards , © AFP / Kevork Djansezian

Yo-Yo Ma a remporté le Grammy du meilleur album de musique du monde avec son orchestre Silk Road Ensemble, pour Sing Me Home, une exploration des connexions musicales à travers l’Eurasie. C’est le 18e Grammy que remporte le violoncelliste dans sa carrière.

Avec son ensemble, qui rassemble des musiciens originaires du Moyen-Orient et de l’Asie, Yo-Yo Ma explore les affinités artistiques pour approfondir la compréhension interculturelle. « Nous étions des étrangers, mais travailler ensemble au cours des 15, 20 dernières années a énormément enrichi notre vie », a déclaré le violoniste new-yorkais né en Russie Jonathan Gandelsman en acceptant le prix.

L’album est sorti pour accompagner un documentaire sur Yo-Yo Ma, The Music of Strangers : Yo-Yo Ma and The Silk Road Ensemble. Parmi les artistes ayant participé à l’opus, on compte le clarinettiste syrien vivant à New York Kinan Azmeh, qui s’est récemment retrouvé bloqué à l’étranger à cause du décret anti-immigration du président américain Donald Trump. Kinan Azmeh a pu finalement rentrer chez lui après le blocage de ce décret par trois juges de San Francisco. Il a ensuite participé à un concert de solidarité avec l’Orchestre Symphonique de Seattle, dirigé par le Ludovic Morlot, au cours duquel les musiciens ont interprété des œuvres de compositeurs des pays visés par ce décret, la Syrie, l’Iran, l’Irak, le Soudan, la Somalie, la Libye et le Yémen.

« Quand des choses comme cela se passent, cela nous touche tous car beaucoup d’entre nous viennent de ces pays », a commenté le joueur de tabla indien Sandeep Das aux journalistes. Selon lui, un orchestre comme le Silk Road Ensemble apprend à mieux respecter et à chérir la culture en envoyant un « puissant message d’unité. » « Dans le contexte actuel », les musiciens comme lui vont réagir en « jouant plus de musique et en partageant plus d’amour », a-t-il assuré.

avec AFP