Vous avez dit...compositrices ?

Mis à jour le lundi 07 mars 2016 à 15h07

Mystiques ou poétesses, muses, épouses ou sœurs de, elles étaient aussi compositrices, et cela depuis la nuit des temps. La reconnaissance de leur signature musicale a pourtant du attendre le début du XXe siècle. Qui sont-elles... ?

Vous avez dit...compositrices ?
Histoire de...compositrices, sommaire 603X380

Histoire de... d'Anne -Charlotte Rémond consacrée aux compositrices remonte le fil de l'histoire en 30 émissions, sur les traces de celles qui ont contribué à la grande Histoire de la musique, pour la plupart dans l’ombre et dans l’anonymat.

En remontant jusqu’aux premières sources écrites de l’Antiquité, jusqu’à l’orée du XXe siècle, Anne-Charlotte Rémond raconte une histoire de la musique faite par les femmes, tout en essayant de comprendre pourquoi ces noms restent confidentiels dans la mémoire collective. A l'exception des musiciennes, telle Sappho de Grèce, qui y ont trouvé une place grâce à leur oeuvre littéraire, ou encore la mystique médiévale Hildegard von Bingen, dont la reconnaissance comme Docteur de l'Eglise en 2012 représentait tout un symbole au sein de l'Eglise catholique. Ou d'autres, qui ont vécu et créé dans l'ombre de leurs frères ou époux telles Fanny Mendelssohn, Clara Schumann ou Alma Mahler. D'autres créatrices : religieuses anonymes du Moyen-Age, trobiaritz, nobles italiennes, françaises ou germaniques, contribuaient à la vie musicale à leur façon dans des univers clos : dans des couvents ou dans l'intimité de leurs foyers, et même si elles étaient jouées par leurs contemporains, elles n'ont pas pu accéder à la notoriété dont bénéficiaient leurs collègues masculins. Les raisons en sont multiples : accès limité à l'éducation, difficulté de se faire publier sous leur nom propre, manque de reconnaissance dans la vie publique. Comme l'affirmait très justement Louise, la fille de Pauline Viardot, vers la fin du XIXe siècle :

« J'appris seule, langues, histoire, littérature et sujets similaires, et la seule aide que j'aie eu en orchestration fut le Traité de Berlioz. Cette méthode a ses bons et ses mauvais côtés. Un autodidacte n'a pas le nom et l'autorité d'un professeur pour l'épauler, et il n'a pas de clique pour le soutenir quand il paraît en public. »

Retrouvez notre Dossier Histoire des compositrices à travers les siècles :

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