Une pétition pour retrouver les manuscrits disparus de Maurice Ravel

Alors qu’une nouvelle vente aux enchères de biens ayant appartenu au compositeur est organisée à Paris, L’association des Amis de Maurice Ravel lance une pétition pour retrouver des partitions qui pourraient avoir été volées

C’est une information publiée par Le Figaro. L’association des Amis de Maurice Ravel lance une pétition sur son site boleravel.fr pour réclamer le retour des manuscrits et des biens du compositeur aux archives publiques françaises. On ne sait aujourd'hui pas où ils sont, et il semblerait qu'ils aient été pillés.

Dans un article précédent nous étions revenus sur la rocambolesque histoire des archives du compositeur. Dans son testament, le frère de Maurice Ravel avait légué la maison de ce dernier, le Belvédère, aux Musées nationaux. Il avait également signifié par écrit qu’il souhaitait que les biens de toute nature ayant appartenu au compositeur soient conservés. Pourtant, lorsque l’Etat a officiellement accepté le legs, en 1963, la maison était vide, et tout porte à croire que les objets les plus estimables ont été dérobé par les Taverne, devenus les héritiers du musicien.

Depuis, on retrouve régulièrement des manuscrits du musicien lors de vente aux enchères dans le monde entier, parfois sous le nom de « Collection Taverne ». L’une d’entre elles a été annulée in-extremis en février dernier à New York. La dernière en date, organisée par la Maison Alde, propose donc plusieurs souvenirs dont l’une des premières portées du Boléro. La mise à prix est entre 20 000 et 25 000 euros.

Dans ce même article du Figaro, on apprend également que le mobilier du pied-à-terre de Maurice Ravel à Levallois-Perret, ainsi qu’un buste le représentant, des bronzes, et plusieurs objets du compositeur légués à la mairie en 1959 ont disparu. Ils avaient pourtant été mentionnés dans le catalogue, co-signé par Isabelle Balkany (1ère adjointe à la mairie de Levallois), d’un évènement « Made in Levallois » organisé en 2010. Mais la municipalité est aujourd’hui incapable de dire où ils se trouvent.

Face à cette affaire, la Réunion des musées nationaux Grand Palais nous avait indiqué vouloir prendre les choses en main, avec la BNF. Mais le plus difficile est de réussir à prouver qu’il y a bien eu un vol des biens qui appartenaient à l’Etat. Auquel cas, il n’y aurait pas prescription.

Lien vers la pétition

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