Une mise en bouche des célébrations Beethoven à Berlin

Une pluie d’hommages est attendue en Allemagne pour célébrer les 250 ans de la naissance de Ludwig van Beethoven. Un anniversaire que le Boulez Ensemble XX a commencé à fêter avec Daniel Barenboim, le 9 septembre à Berlin.

Une mise en bouche des célébrations Beethoven à Berlin
Daniel Barenboim célébrait Beethoven le lundi 9 septembre 2019, © Ullstein Bild

L’Allemagne s’apprête à entamer une année de célébration pour les 250 ans de la naissance de Beethoven. Lundi 9 septembre au soir, c’est avec la Sonate pour cor et piano en fa majeur op 17 du compositeur allemand que le Boulez Ensemble XX a entamé sa saison à Berlin, dans la Pierre Boulez Saal. Cette œuvre composée en 1800 pour la baronne Josephine von Braun était interprétée hier soir par le pianiste-chef  Daniel Barenboim et le corniste tchèque Radek Baborák. 

Une mise en bouche pour cette année Beethoven qui a été appréciée par les spectateurs de la salle Pierre-Boulez : «  Mon imagination a beaucoup voyagé pendant ce morceau, c’était très agréable, très stimulant...et la manière dont cela a été interprété, je l’ai rarement vécue. Chapeau ! », commente un spectateur. 

Ludwig van Beethoven continue d’inspirer ses pairs contemporains, comme le compositeur américain Nathan Currier, lauréat du Prix de Rome, du prix Guggenheim, qui se trouve actuellement en résidence à Berlin. Il lui voue une grande admiration : « Beethoven est extrêmement important pour le monde contemporain. Stravinsky a dit que sa Grande Fugue était l’œuvre la plus contemporaine au monde et qu’elle resterait contemporaine. Il a tellement lutté pour trouver un langage personnel. Il y a un aspect de lutte, toujours, chez Beethoven, lutte contre la surdité, les instruments, l’histoire … »

Découvrez l'émission Le Van Beethoven par Aurélie Moreau, consacrée au grand compositeur.

Beethoven et la liberté

Selon le compositeur américain, c’est la liberté, si présente dans sa musique, qui permet à Beethoven de rester si contemporain. Une valeur qui résonne avec les 30 ans de la chute du mur de Berlin, que l’Allemagne s’apprête également à fêter en 2019 : « Quand je pense à Beethoven, je pense à ce moment, ici, dans cette ville, en 1989, quand Leonard Bernstein est venu diriger la 9e symphonie, juste à coté du mur, et il a changé le texte du dernier mouvement. L’hymne à la joie et devenu l’hymne à la liberté. »

L’année Beethoven sera officiellement déclarée ouverte le 16 décembre 2019 par une cérémonie codirigée par le président de la République Fédérale Allemande Frank Walter Steinmeier. 

David Philippot, à Berlin