Un spectateur arrêté par la police pour avoir changé de place à l’Opéra de Vienne

Un homme de 63 ans a été arrêté par la police mercredi 4 février à l’Opéra de Vienne. Alors qu'il avait une place debout, il s’était installé dans un fauteuil en première loge avant de s'en prendre aux agents de police venus à sa rencontre.

Un spectateur arrêté par la police pour avoir changé de place à l’Opéra de Vienne
Opéra National de Vienne

Telle que titrée dans le quotidien autrichien Kurier, l’information pourrait faire sourire : La police a attrapé « Le fantôme de l’opéra ». Pourtant, l’article fait aussi grincer des dents bien des mélomanes : un spectateur qui avait l’habitude d’acheter des places debout (les moins chères), a été arrêté par la police parce qu’il s’était introduit dans la loge Gustav Mahler, la plus chère de la salle.

Dénoncé par un autre spectateur, l’homme - âgé de 63 ans - a été poursuivi puis menotté par la police. Coutumier du « surclassement sauvage », le mélomane aurait insulté les agents venus à sa rencontre et déclaré être journaliste. Suite à l’événement, l’Opéra d’Etat a rappelé que le changement de place était interdit pour les places les plus chères, même lorsque les fauteuils sont libres.

L’histoire - presque anodine - de cette arrestation soulève la question des déplacements de spectateurs. Alors que la pratique est courante au théâtre, les places bon marché font souvent l’objet de crispations à l’opéra. A Bastille, les traditionnelles places debout à 5€ ont quitté il y a quelques années le fond du parterre pour s’installer au second rang des dernières galeries, complexifiant l’accès aux fauteuils libres en salle. Une des raisons invoquées (outre la raison économique, puisque ces places debout à 5€ ont été remplacées par des fauteuils de catégorie 4, à 100€ environ pour un opéra) est justement les disputes que pouvaient engendrer le déplacement vers les fauteuils d’orchestre…

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