Tours : Le chef de chœur du conservatoire mis en examen pour viols sur mineurs s’est suicidé

Le chef de chœur de la maîtrise du conservatoire de musique de Tours, en détention préventive depuis février 2018 pour viols et agressions sexuelles sur mineurs par personne ayant autorité, s'est suicidé dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 septembre.

Tours : Le chef de chœur du conservatoire mis en examen pour viols sur mineurs s’est suicidé
Le Conservatoire à rayonnement régional de Tours, © AFP / Guillaume Souvant

Le parquet de Tours a fait part de la mort du chef de chœur de la maîtrise du conservatoire de Tours, mis en examen pour viols sur mineurs.  Les faits ont été découverts dimanche 16 septembre vers 9h, l'homme « s'est pendu avec des draps en maison d'arrêt, à la fenêtre de sa cellule », a indiqué le procureur de la République, Jean-Luc Beck, lors d'un point presse. 

« En l'état de l'enquête, rien ne le laissait prévoir. Il ne semblait pas, d'après l'administration pénitentiaire, particulièrement dépressif(...) Il n'était pas seul dans sa cellule puisqu'il était avec deux codétenus qui, tous les deux, prenaient des médicaments du type somnifères et n'ont rien entendu », a-t-il précisé. 

« Six à sept jeunes garçons » avaient été entendus l'hiver dernier après avoir fait état d'actes de pénétration sexuelle commis lorsqu’ils étaient âgés de 13 à 16 ans, à l'occasion de voyages à Paris pour des concerts organisés depuis 2014 par l'enseignant. Selon Jean-Luc Beck, au moins deux autres jeunes avaient depuis déposé plainte contre le chef de chœur qui aurait tenté de leur faire absorber des médicaments.   

L'homme avait déjà été poursuivi pour des faits similaires. Il avait été condamné à trois mois de prison avec sursis en 2005 par le tribunal correctionnel de Tours pour agressions sexuelles sur un mineur. Il avait ensuite été relaxé en 2006 par la cour d'appel d'Orléans. L'enseignant, qui avait été suspendu, avait alors engagé une procédure contre la ville de Tours, et obtenu sa réintégration au conservatoire.

avec AFP