Tom Mébarki, étudiant en musicologie, remporte « Ma thèse en 180 secondes » avec Rossini

Tom Mébarki, un étudiant en musicologie de l'université d'Aix-Marseille Provence Méditerranée, a remporté le jeudi 13 juin 2019 le concours « Ma thèse en 180 secondes », avec son sujet portant sur Rossini.

Tom Mébarki, étudiant en musicologie, remporte « Ma thèse en 180 secondes » avec Rossini
Tom Mébarki, lauréat de Ma thèse en 180 secondes, © Capture d'écran finale nationale Ma thèse en 180 secondes - MT180

Ma thèse en 180 secondes permet à des doctorants de présenter leur sujet de thèse, en 3 minutes, à un public large, de façon simple et souvent drôle. Cette année, c'est Tom Mébarki, étudiant de 25 ans en musicologie de l'université d'Aix-Marseille Provence Méditerranée, qui a remporté le prix du jury et celui du public avec sa thèse : « La folie organisée dans l'opera buffa rossinien. Vers une transhistoire du son ».

« Le projet de ma thèse », a-t-il expliqué, « est de montrer que l'histoire n'est pas ce couloir étroit qui est fait de présents successifs mais plutôt une sorte de labyrinthe où le passé et le futur peuvent se rencontrer ». 

« Les compositeurs de l'époque de Rossini », a-t-il observé, « le jugeaient souvent pour la facilité de sa musique et pour son côté commercial, ce qui peut expliquer qu'au bout d'un moment certains des compositeurs très célèbres de son temps comme Beethoven ou Berlioz lui ont tourné le dos... à Rossini ».

Le jeune homme, doté d'une voix de contre-ténor, a indiqué à l'AFP être venu à la musicologie car, « d'abord chanteur d'opéra » il a « trouvé dommage de ne pas réfléchir sur ce (qu'il) faisait ».

En chantant, rappant, claquant la langue ou en alexandrins, seize doctorants venus de toute la France ont participé à cette finale, sur 350 ayant concouru aux finales régionales.

Le lauréat de ce concours francophone représentera la France lors de la finale internationale, le 26 septembre à Dakar. 

Leah Vandeveer, de Bordeaux, a reçu le deuxième prix sur le thème « la phonologie des consonnes rares : une approche typologique ».

Le troisième prix est allé à Apolline Chabenat (Normandie Université), sur le thème « Modification des polymorphismes liés aux défenses vis-à-vis des prédateurs par des médicaments psychotropes chez un céphalopode et un décapode », qui clarifie, « j'étudie deux maîtres du camouflage, la seiche et le crabe vert ».

Le concours est organisé par la Conférence des présidents d'université (CPU) et le CNRS. Le jury était composé du lauréat de l'an dernier, d'une comédienne, d'une journaliste, d'un chercheur du CNRS et d'un représentant de l'AMCSTI, association regroupant différents lieux de culture.

avec AFP