Roselyne Bachelot nommée ministre de la Culture

Roselyne Bachelot vient d'être nommée ministre de la Culture par le nouveau Premier ministre Jean Castex. Ancienne ministre de la Santé sous la présidence de Nicolas Sarzkozy, grande mélomane, amoureuse de l'opéra et chroniqueuse à France Musique, elle succède à Franck Riester.

Roselyne Bachelot nommée ministre de la Culture
Roselyne Bachelot a été nommée ministre de la Culture par Jean Castex, nouveau Premier ministre lui-même nommé par Emmanuel Macron, © AFP / Yann Castanier

Une amoureuse de la musique classique et une passionnée d'opéra s'installe rue de Valois. Roselyne Bachelot, 73 ans, signe son grand retour en politique au poste de ministre de la Culture dans le gouvernement formé par le nouveau Premier ministre Jean Castex. Celle qui fût ministre de l'Ecologie sous la présidence de Jacques Chirac, ministre de la Santé et enfin de la Cohésion sociale sous la présidence de Nicolas Sarkozy, succède à Franck Riester. 

Après avoir quitté la vie politique, Roselyne Bachelot a connu une carrière médiatique en occupant différentes fonctions, notamment en tant qu'éditorialiste pour RMC, RTL, D8 (aujourd'hui C8). Roselyne Bachelot a animé une émission quotidienne sur RMC puis différentes tranches horaires sur LCI. Invitée régulière de Lionel Esparza parmi les critiques du Casque et l'enclume, elle était, depuis 2016, chroniqueuse pour la matinale de France Musique. Sa dernière intervention traitait de l'intégrale des sonates pour piano de Beethoven. 

Passionnée par l'opéra, elle écrit régulièrement pour le site spécialisé forumopera. Elle a également publié Verdi amoureux, une biographie du compositeur italien. Un goût pour la musique qu'elle partage avec Jean Castex, nouveau chef du gouvernement et qui était jusqu'à présent maire de Prades et président du festival Pablo Casals. Elle avait aussi sorti un disque chez Erato, une compilation de ses coups de cœur lyriques intitulé Salut à la France

Le nom de Roselyne Bachelot a été prononcé à de nombreuses reprises ces dernières semaines, notamment à l'occasion de la commission d'enquête sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Alors en poste de ministre de la Santé, sa décision de commander d'importants stocks de masques et de vaccins pour lutter contre la grippe aviaire avait été fortement critiquée à l'époque. Une précaution réhabilitée par les premiers enseignements tirés par la crise du coronavirus et le manque de stocks de masques dans les premières semaines de l'épidémie en France. Son nom restera également associé à la loi dite Bachelot, importante réforme du système de santé, dont l'un des objectifs était de ramener le budget de l'hôpital public à l'équilibre. Les détracteurs du texte lui reprochent d'avoir transformé l'hôpital en entreprise avec une logique de rentabilité et non plus de souci de la santé des patients. 

Parmi les dossiers les plus urgents dont son ministère aura la charge, Roselyne Bachelot aura la lourde tâche de répondre aux attentes du secteur de la culture, l'un des plus durement touchés par la crise économique qui découle de l'épidémie de coronavirus. La chute du chiffre d'affaires pour le secteur est évalué à 22,3 milliards d'euros par rapport à l’an dernier, soit une chute de 25 %. Le secteur le plus touché est celui du spectacle vivant une baisse de 4,2 milliards d'euros, soit une baisse de 72%.