Plus de 100 musiciens amateurs réunis sur la Canopée des Halles pour la Nuit Blanche

Le samedi 6 octobre c’est la 17e édition de la Nuit Blanche à Paris. Pour l’occasion, près de 150 musiciens amateurs joueront trois œuvres sous la Canopée des Halles, au centre de la capitale.

Plus de 100 musiciens amateurs réunis sur la Canopée des Halles pour la Nuit Blanche
Canopée des Halles, Paris, © Getty / Bruno de Hogues

Le projet est initié par la Maison des Pratiques Amateurs et l’association Pro Quartet - Centre européen de la Musique de Chambre.Environ 150 musiciens amateurs âgés de 13 à 80 ans, qui viennent de toute la France, seront réunis le temps d’un concert, sous la Canopée des Halles.

Petite difficulté cependant, les musiciens n’ont jamais répété ensemble. Ils vont donc se rencontrer seulement une heure et demi avant le spectacle, pour un raccord. Gilbert est retraité et trompettiste. Il a travaillé ses partitions seul chez lui et il a hâte de voir le résultat : «  L’événement ne me paraît pas effrayant du tout, il me paraît excitant au contraire. »Selon lui, les conditions dans lesquelles les musiciens vont se produire les poussent à se dépasser puisqu’ils n’ont pas « de repère précis, ni dans les œuvres, ni dans les partenaires ».

Favoriser l’entraide 

Pour les réunir, un appel a été lancé dans toute la France. Tout le monde pouvait participer, en s’inscrivant via un formulaire, explique Pia Galloro, chargée des actions culturelles à ProQuartet : « C’était un peu le défi, je ne me voyais pas refuser qui que ce soit, on voulait un maximum de musiciens amateurs et on n’a refusé personne. » Une condition s’imposait tout de même aux candidats, 3 ans minimum de pratique instrumentale « dans la fiche d’inscription, on demandait aux musiciens leur niveau et comment eux s’estimaient, de débutant à confirmé. Cela nous permet de doubler les pupitres, c’est-à-dire de mettre un débutant avec un confirmé pour qu’il y ait aussi une sorte d’entraide ».

C’est la cheffe d’orchestre Elizabeth Askren qui sera à la baguette ce samedi 6 octobre. Elle dirigera trois œuvres : le Boléro de Ravel, une partie de la Neuvième Symphonie de Beethoven et une commande passée à Imsu Choi, jeune compositrice sud-coréenne.  « On a essayé d’ajuster quand c’était trop difficile. La cheffe d’orchestre a adapté les œuvres au niveau. Et parfois j’avais des musiciens qui m’écrivaient en me disant que c’était trop compliqué. Donc par exemple pour le Boléro on a fait des thèmes en mi bémol, en ut, ce qui permettra aux musiciens de rejoindre l’orchestre sans jouer forcément les partitions originales », déclare Pia Galloro. 

Le concert s’appelle Tenir la corde dans le vent et c’est à 19h samedi, parvis de la Canopée au Forum des Halles. 

Charlotte Landru Chandès