Philippe Jaroussky, un contre-ténor au musée Grévin

L’opéra s’invite à Grévin. Après Roberto Alagna, Cecilia Bartoli, Luciano Pavarotti ou encore Maria Callas, c’est le contre-ténor Philippe Jaroussky qui a inauguré sa statue dans le musée parisien, le mercredi 13 novembre 2019.

Philippe Jaroussky, un contre-ténor au musée Grévin
Philippe Jaroussky et son double de cire à Grévin, © Virginie Ribaut

Mercredi soir, Philippe Jaroussky a chanté pour la première fois aux côtés de son double de cire, sur la scène du petit théâtre du musée Grévin, à Paris. Nous étions le 13 novembre,  une date particulière dans la carrière du contre-ténor : « J'ai fait mon premier récital il y a exactement 20 ans jour pour jour, c'était le 14 novembre 1999. » Un récital qui a eu lieu à Grévin.  Désormais, Philippe Jaroussky possède son double de cire dans ce musée avec lequel il entretien « une histoire particulière ». 

Dans le musée, difficile de rater sa statue qui est installée « sur la scène du théâtre du musée », aux côtés de Cecilia Bartoli, nous dévoile son directeur Yves Delhommeau. « Il rejoindra peut-êtreRoberto AlagnaetLuciano Pavarottidans la nouvelle salle opéra qui vient d’être créée ». 

Les deux Philippe Jaroussky sur la scène du musée Grévin
Les deux Philippe Jaroussky sur la scène du musée Grévin, © Virginie Ribaut

« Je ne voulais pas une expression figée »

Pour graver dans la cire Philippe Jaroussky, il a fallu environ 9 mois de travail, 5 sessions avec le chanteur pour prendre ses mesures et surtout pour capter une expression que l’artiste a pu lui-même choisir. Il explique qu’il ne voulait pas « une expression figée », ni « une expression trop chantée parce qu'on dit souvent que les chanteurs d'opéra ne sont pas toujours beaux quand on fait un arrêt sur image sur eux, on voit souvent les molaires et les prémolaires ».  Un entre-deux a donc été trouvé, « j'avais le soucis de rendre cette statue la plus vivante possible. »

C’est au sculpteur Eric Saint-Chaffray qu’a été confiée la mission de rendre ce double le plus vivant possible. Il a déjà signé près de 150 statues à Grévin. Et pour sculpter Philippe Jaroussky, il s’est fié à sa première impression : « C'est quelqu'un assez enjoué, assez gai ». Il a donc conçu une statue qui a l’air de s’amuser sur scène. « J'ai perçu chez lui une sorte de bienveillance, c'est quelqu'un qui n'a pas un ego surdimensionné, qui est présent, très humain et c'était assez sympathique. »

Ce soir-là, le contre-ténor a également été nommé Officier des arts et des lettres. Et la prochaine statue de personnalité française qui sera inaugurée sera celle d’un certain Renaud Capuçon