Myung-Whun Chung face à la justice coréenne

L'ancien directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Radio France a comparu devant le Parquet central du district de Séoul ce jeudi 13 juillet. Il a été entendu dans le cadre de l'affaire qui touche l'Orchestre philharmonique de Séoul (SPO) dont il est également l'ancien directeur musical. Le maestro Chung est accusé de diffamation par l'ancienne directrice du SPO.

Myung-Whun Chung face à la justice coréenne
Myung-Whun Chung. (© Vladimir Vyatkin / RIA Novosti / Sputnik)

Myung-Whun Chung, 63 ans, doit faire face à la justice de la Corée du Sud, son pays. Il est accusé de diffamation par Hyun-Jung Park, l'ancienne directrice de l'Orchestre philharmonique de Séoul (SPO), dont le chef est l'ancien directeur musical. Park l'accuse de s'être servi de sa femme, Koo, pour l'accuser faussement de harcèlement sexuel avec l'aide de 10 employés de l'ensemble, en décembre dernier.

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En mars, la police donnait raison à Park en reconnaissant que les déclarations des employés étaient bâtis sur des mensonges. La femme de Chung et les 10 personnes du SPO font désormais l'objet d'une enquête pour fausses déclarations. Le Maestro Chung, de son côté, est accusé d'avoir été à la manoeuvre pour tenter de mettre sur la touche la directrice.

La cause vraisemblable ? Hyun-Jung Park accuse Chung de s'être servi de l'orchestre comme s'il était sa propriété. Elle estime que le maestro a réglé ses frais d'hôtel avec le budget du SPO pendant que sa maison était en travaux. Un comportement condamné par le réglement intérieur de l'orchestre.

Chung aurait également fait régler par l'orchestre des frais qui n'avaient rien à voir avec les activités du SPO, comme des frais d'hôtel pour son secrétaire particulier en poste à Paris ou encore pour son fils aîné. Afin d'éteindre la polémique, Chung avait accepté en décembre dernier de baisser son salaire à 500 000 dollars annuels contre 2 millions auparavant. Mais cela n'a pas suffit à calmer le climat et il a été contrait de démissionner. Sa femme Koo elle a quitté la Corée du Sud pour s'établir à Paris et refuse de retourner dans son pays, malgré les convocations de la justice.

Interrogé par le Parquet central du district de Séoul sur les accusations de diffamation, Chung a répondu qu'il avait tout "simplement fait confiance en [la] parole [des employés du SPO ayant témoigné contre Park]. Il s'agit de personnes avec lesquelles j'ai travaillé pendant 10 ans mais ils s'avèrent qu'elles ont menti. Il faudra une enquête approfondie du Parquet, mais je crois qu'il faut tout simplement élucider à la vérité " a-t-il déclaré aux journalistes.

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