Mort d’André S. Labarthe, cinéaste qui filmait la danse

Le critique et réalisateur André S. Labarthe est décédé le lundi 5 mars à l’âge de 86 ans. Avec sa série « La danse au travail », il avait offert 5 portraits de grands danseurs et chorégraphes.

Mort d’André S. Labarthe, cinéaste qui filmait la danse
André S. Labarthe disparu le 5 mars 2018, © Maxppp / Tiboul

« C’est en aimant et en donnant à admirer les œuvres des autres qu’André a construit la sienne ». Dans un communiqué, la Cinémathèque française a annoncé la disparition d'André S. Labarthe, le lundi 5 mars 2018, à l’âge de 86 ans. 

Proche des Cahiers du cinéma, André S. Labarthe s’était associé en 1964 à Janine Bazin, veuve d’André Bazin, pour lancer la série Cinéastes de notre temps. Cette collection, conçue pour l’ORTF,  proposait des portraits de ceux qui font le cinéma, à commencer par Luis Buñuel, à qui ils avaient dédié le premier épisode. 

Ce concept, André S. Labarthe l’a ensuite élargi à d’autres formes d’art, la littérature, la peinture et la danse. La danse au travail, réalisé en 1987 et 1993, présentait ainsi cinq portraits de grands danseurs et chorégraphes, tous sous le même nom Sylvie Guillem au travail, William Forsythe au travail, Patrick Dupond au travail, John Neumeier au travail et l’exception, Ushio Amagatsu, élément d’une doctrine

Dans son ouvrage consacré à cette œuvre, André S. Labarthe, La danse au travail, Jérémy Damian rappelle que ces films « qui ne sont pas des documentaires » étaient agités par plusieurs questions : « Qu’est-ce qu’un film de danse ? Comment filmer la danse, ou plutôt, qu’ont à se dire la danse et le cinéma ? ». L'occasion de se replonger dans ces productions, pour y trouver la réponse.