Moins de musiciens dans les ensembles vocaux et instrumentaux

Dans son analyse du rapport de la fevis sur les ensembles spécialisés, le journal « La Lettre du Musicien » souligne l’importante baisse de l’emploi des musiciens, et l’inégalité dans les financements publics.

Tous les deux ans, la Fédération des ensembles vocaux et instrumentaux spécialisés (FEVIS) réalise une enquête sur les activités de ses 99 adhérents (dont font partie, entre autres, Accentus, Les Arts Florissants, Pygmalion, ou encore l’Orchestre des Champs-Elysées). Le rapport, rendu en juin dernier, porte sur les chiffres de 2012 et a fait l’objet d’une analyse d’Antoine Pecqueur dans le journal spécialisé http://La Lettre du Musicien.

Cette analyse – à retrouver dans son intégralité sur le site Internet de http://La Lettre du Musicien – souligne trois dynamiques inquiétantes dans la vie de ces ensembles : la réduction des effectifs pour les concerts, la profonde inégalité dans les financements, et la baisse des coproductions.

Certaines de ces dynamiques ont plusieurs effets. Ainsi, explique Antoine Pecqueur, concernant la baisse du nombre de musiciens dans les effectifs (qui répond au souhait des programmateurs de réduire les coûts des concerts) : « L’impact est social (avec de moins en moins de travail pour les musiciens) mais également artistique. En musique contemporaine, les œuvres à effectif d’orchestre de chambre passent aux oubliettes ».

Autre point marquant de cette analyse : le soutien croissant des départements qui « interpelle, d’autant plus qu’il intervient en plein débat sur la réforme territoriale ». Les régions, justement, offrent un panorama disparate sur le plan des financements : certaines, comme la région Rhône-Alpes, sont très actives, alors que d’autres, comme l’Auvergne, « restent à l’écart du mouvement ».

Disparités dans les sources de financement, mais disparités aussi dans la nature des ensembles subventionnés : alors que les subventions représentent 36% des recettes des ensembles de plus de 20 ans, le chiffre baisse à 11% pour les ensembles de moins de 10 ans : « on ne s’étonnera donc pas que la proportion de mécénat dans le budget soit 2,5 fois plus importante chez les jeunes ensembles. Les entreprises n’hésitent pas à soutenir un ensemble dès sa création, ce que fait rarement (ou pas du tout) la puissance publique ».

Comme pour mieux souligner cette situation, l’analyse est accompagnée d’un entretien avec Enrique Thérain, manager de l’ensemble Les Siècles, mais aussi trésorier de la fevis, intitulé « Les jeunes ensembles sont déprimés ». Cet entretien, comme l’analyse du rapport de la fevis, sont à retrouver dans le numéro de septembre de la Lettre du Musicien, ainsi que sur leur site Internet.

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