Metropolitan Opera : polémique autour de la gestion des dépenses

Le Wall Street Journal s’interroge sur les dépenses de l’opéra new-yorkais, alors que l’institution souhaite réduire les coûts de sa masse salariale.

Metropolitan Opera : polémique autour de la gestion des dépenses
Le Metropolitan Opera de New York (©Corbis)

Alors que le Metropolitan Opera de New York est actuellement dans une phase de discussion active avec les représentants de ses différents corps de métiers à propos du coût de la masse salariale, le journal financier The Wall Street Journal révèle qu’une discussion plus large s’engage sur la façon dont l’institution dépense son argent.

« Comment un champ de fleurs peut-il coûter 169 000 dollars ? ». Au cœur de cette polémique sur la gestion des dépenses : la production du Prince Igor, de Borodine, dont le coût est de 4,3 millions de dollars. Une dépense mesurée, correspondant à celle des productions du Ring de la saison passée (4,9 millions de dollars par opéra), mais dont le budget a connu des fluctuations.3,8 millions de dollars ont été budgétés (dont 780 000 pris en charge par l’Opéra national Allemand, coproducteur), avant que le metteur en scène Dimitri Tcherniakov ne révise ses besoins à la hausse, faisant passer le budget général à 5 millions de dollars.

Ce que révèle le Wall Street Journal, derrière le détail des prix, c’est la négociation et les tentatives d’équilibre budgétaire initiées par le Met. Pour réduire le coût de 5 à 4,3 millions de dollars, la maison d’opéra a nuancé les volontés du metteur en scène, en sous-traitant la fabrication des costumes en Russie (plus de 500 000 dollars économisés), en utilisant des matériaux bon marché pour la fabrication de débris, en en modifiant les lumières… Ou encore en réduisant de 20% la surface du champ de pavot à 169 000 dollars.

Le budget annuel du Metropolitan Opera est de 327 millions de dollars, contre 222 en 2006, à l’arrivée de Peter Gelb, actuel directeur de l’institution. Dans les négociations engagées par l’Opéra avec les syndicats, la maison a fait valoir sa volonté de réduire de 16% les coûts liés à la masse salariale, et de réformer le système de santé. Le syndicat des chanteurs revendique pour sa part des dépenses moins élevées pour les nouvelles productions…

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