Meetings de Donald Trump : la famille Pavarotti s’oppose à la récupération du ténor

La famille de Luciano Pavarotti a manifesté son désaccord quant à l’utilisation d’un air de Puccini interprété par le ténor italien lors des meetings de Donald Trump.

La famille de Luciano Pavarotti a manifesté son désaccord quant à l’utilisation d’un air de Puccini interprété par le ténor italien lors des meetings de Donald Trump.

« Nous aimerions rappeler que les valeurs de fraternité et de solidarité que Luciano Pavarotti a exprimées tout au long de sa carrière sont incompatibles avec la vision du monde portée par le candidat Donald Trump ». Dans un communiqué publié dans le quotidien italien la Gazzetta di Modena, la famille de Pavarotti a expliqué qu’elle ne souhaitait pas que la musique interprétée par le ténor soit récupérée par le candidat à la Maison Blanche, Donald Trump. A plusieurs reprises, l’air Nessun Dorm a de l’opéra de Puccini Turandot, chanté par Pavarotti, a été diffusé lors des meetings du candidat républicain, un chant qui se termine par « Vincero » (je gagnerai).

Un chanteur engagé aux côtés des réfugiés

Alors que Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration l’un des axes majeurs de sa campagne, prônant, entre autres, l’édification d’un mur entre les Etats-Unis et le Mexique, ou l’interdiction temporaire de l’entrée des musulmans sur le sol américain, Luciano Pavarotti a été tout au long de sa vie une figure de l’aide aux réfugiés. Messager de la paix aux Nations Unies, il a organisé plusieurs concerts de charité dans sa ville natale, Modène, « Pavarotti and friends » pour collecter des fonds pour des causes humanitaires. Le ténor a également reçu la distinction N ansen pour son engagement aux côtés des réfugiés et des victimes de conflits. Des combats qui semblent donc aux antipodes du programme de Donald Trump.

Ce n’est pas la première fois que des artistes s’opposent à l’utilisation de leur musique par le candidat. La chanteuse britannique Adele, le rockeur Neil Young, ou encore les Rolling Stones ont déjà fait part de leur mécontentement face à la diffusion de leur musique lors de ces rassemblements. Plus récemment, ce sont les héritiers de Georges Harrison qui ont refusé que la musique de ce dernier soit jouée lors des meetings de Trump , notamment Here comes the sun, chanson composée par le guitariste des Beatles, « l’utilisation de cette chanson est insultante et contraire aux vœux des héritiers de George Harriso n » ont-il réagi sur twitter.

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