Les représentations reprennent à l’Opéra de Paris

Après une grève historique d’un mois et demi contre la réforme des retraites, l’Opéra de Paris a retrouvé son public le week-end du 25 janvier. L'intersyndicale prévient cependant qu'elle reste mobilisée « pour le retrait du projet de loi ».

Les représentations reprennent à l’Opéra de Paris
Mobilisation des danseurs de l'Opéra de Paris le 24 décembre 2019, © AFP / Stephane de Sakutin

Après avoir retrouvé son public samedi 25 janvier au soir avec Les Contes d'Hoffmann, l'Opéra de Paris a conforté la reprise de ses activités dimanche 26, en confirmant deux représentations, l’une à Garnier et l'autre à Bastille. Cela faisait un mois et demi que l'activité de l'opéra était perturbée par une grève historique contre la réforme des retraites.

C'est via un tweet que l'Opéra de Paris a confirmé les représentations de L'Après-midi d'un faune/L'Enfant et les sortilèges au Palais Garnier et l'opéra Le Barbier de Séville à l'Opéra Bastille.

Les salariés de l'institution étaient en grève depuis près de sept semaines, déterminés à défendre le régime spécial dont ils bénéficient, voué à disparaître dans le cadre de la réforme du système de retraites promue par le gouvernement.

Avant que le rideau ne se lève à l'Opéra Bastille, dimanche, l’intersyndicale a lu un texte devant le public : « Pour préserver l’intégrité économique de l’Opéra, nous avons pris la décision d’assurer ce spectacle ce soir, mais nous restons mobilisés pour le retrait de ce projet de loi », peut-on entendre dans une vidéo partagée sur Twitter par un spectateur dans la salle.

« _Il va y avoir une reprise mais il y a encore un petit noyau qui veut continuer la grève dure et une grosse partie qui veut donner une autre forme de contestation pour ne pas fragiliser l’Opér_a », a déclaré dimanche à l'AFP un salarié de l’Opéra sous couvert de l'anonymat. « Mais nous ne sommes toujours pas satisfaits de l'évolution des négociations », a-t-il dit.

En un mois et demi de grève, plus de 70 spectacles ont été annulés. Les pertes en billetterie, qui atteignent désormais près de 15 millions d'euros, sont supérieures à la contribution annuelle de l'Etat à la Caisse de retraite de l'Opéra.

L'Opéra comme la Comédie-Française sont les seules institutions culturelles concernées par la réforme du gouvernement. Le régime spécial de l'Opéra est l'un des plus anciens de France, puisqu'il date de 1698, sous Louis XIV.