Les défenseurs du classique à Pleyel ne désarment pas

Le tribunal de commerce de Paris qui devait trancher sur la question de la transformation de la salle Pleyel s’est déclaré incompétent. Les défenseurs du classique dans la salle de concert vont saisir le tribunal administratif.

C’est un feuilleton qui n’en finit pas. Les défenseurs de la musique classique à Pleyel, menés par Carla-Maria Tarditi la femme de l’ancien propriétaire de la salle parisienne, vont saisir en urgence le tribunal administratif de Paris. Depuis plusieurs mois, ils réclament l’annulation des travaux qui accompagnent la transformation de salle de concert, désormais dévolue aux musiques actuelle. Lundi 17 octobre, le tribunal de commerce de Paris s’est déclaré incompétent sur ce dossier, et n’a pas pu statuer sur la demande de l’association Pour le Classique à Pleyel, qui déplore le changement de programmation du lieu.

Vendue en 2009, et fermée début 2015, la salle Pleyel a rouvert ses portes en septembre dernier. Son exploitation a été confiée pour 15 ans au financier Marc Ladreit de Lacharrière, à la tête du groupe Fimalac. Ce dernier a signé une convention avec la Cité de la musique qui prévoit de recentrer sa programmation sur « le jazz, le chant et la danse ». De lourds travaux ont été engagés, et la salle a changé d’apparence, avec une décoration en bois sombre, des lumières chaudes, et des fauteuils plus larges pour le public. L’aménagement d’une fosse a par ailleurs fait passer la capacité maximale de 1 900 à 2 500 spectateurs, et l’acoustique a été modifiée pour pouvoir accueillir des concerts de rock.

Sur le même thème