Les chorégies d’Orange baissent leurs prix de 20% dès la prochaine saison

Le nouveau directeur des Chorégies d’Orange a présenté une série de mesures pour « renouveler le public et les propositions » du festival qui souffre de difficultés financières.

Les chorégies d’Orange baissent leurs prix de 20% dès la prochaine saison
Une représentation de Nabucco de Verdi aux Chorégies d'Orange en 2014 ©PhotoPQR/LaProvence/Maxppp

« Renouveler le menu ». C’est l’objectif du nouveau directeur des Chorégies d’Orange, Jean-Louis Grinda, qui a succédé à Raymond Duffaut en mai dernier pour redresser le festival qui souffre de difficultés financières importantes depuis 2013 et dont le déficit s’élevait à 1,1 million d’euro en 2015. La saison dernière, les pertes ont encore été creusées de 235,000 euros, et si La Traviata a fait le plein, Madame Butterfly n’a rempli qu’à moitié le théâtre antique de 8 000 places, constate Jean-Louis Grinda. Le directeur souhaite donc « renouveler le public, et les propositions ». Pour parvenir à cet objectif, la première mesure annoncée est une baisse de 20% du prix des places, afin de « faire venir des gens qui ne venaient pas ou qui ne venaient plus ». Il restera tout de même un millier de places de prestige, du premier au quinzième rang, équipées de coussins.

Des modifications sont également à attendre du côté de la programmation. Cette saison, la dernière programmée par Raymond Duffaut, proposera deux opéras de Verdi : Rigoletto, les 8 et 11 juillet, avec le baryton italien Leo Nucci et la soprano américain Nadine Serra, et Aida qui sera donné les 2 et 5 août, avec la mezzo-soprano géorgienne Anita Rachvelishvili. Le théâtre antique accueillera aussi la Symphonie n°9 de Beethoven, avec l’orchestre Philharmonique de Radio France et Myung Whun Chung, un ciné concert, Le fantôme de l’Opéra, avec Jean-François Zygel au piano, pour « ouvrir les Chorégies à un public plus familial et populaire » espère Jean-Louis Grinda. Pour ce concert, les prix des places s’échelonneront de 10 à 40 euros.

Jean-Louis Grinda estime que « les vieilles recettes ne marchent plus », et souhaite ainsi apporter des modifications supplémentaires pour la saison suivante. On y verra donc le rare Mefistofele d’Arrigo Boito, « une œuvre qui est faite pour Orange », selon le directeur qui évoque pour parler de l’oeuvre « une musique foisonnante, de grands chœurs et une extraordinaire théâtralité. » Également directeur de l’Opéra de Monte-Carlo, Jean-Louis Grinda compte inviter à Orange Cecilia Bartoli, actuellement liée par un contrat de 6 ans à l’opéra monégasque. Enfin, il compte varier les propositions artistiques en incorporant de la danse et du théâtre aux côtés de l’opéra.

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