Le ténor Thierry Dran s'est éteint à l'âge de 67 ans

Fils du ténor André Dran et de la soprano Monique de Pondeau, le ténor Thierry Dran est décédé à l'âge de 67 ans. Il avait fréquenté les opéras nationaux avant de se déployer sur les scènes internationales. On retient notamment un enregistrement de Fortunio de Messager, avec John Eliot Gardiner.

Le ténor Thierry Dran s'est éteint à l'âge de 67 ans
Le ténor Thierry Dran, dirigé par Frank Corsaro dans l'Heure espagnole au festival de Glyndebourne., © Getty

Il appartenait à une dynastie de chanteurs, fils du ténor André Dran et de la soprano Monique de Pondeau, le ténor Thierry Dran s’est éteint à l’âge de 67 ans. Auteur d’une autobiographie « Le chant m’a sauvé », Thierry Dran raconte ses études à l’école des officiers de la marine marchande, avant de s’engager dans la voie professionnelle de chanteur, d’abord à Bordeaux entre ses parents, puis quatre ans à l’académie de l’Opéra de Paris dans la classe de Michel Sénéchal.

Ses débuts dans les théâtres et opéras nationaux à Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon se poursuivent avec des engagements à l’étranger, dès la saison 1985-1986 au festival de Glyndebourne où il incarne Gonzalve dans l’Heure espagnole de Ravel, qu’il reprendra ensuite à l’Opéra de Paris. On le retrouve également à New York ou Amsterdam.

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Les rôles de Thierry Dran balayent le répertoire : Pâris dans La Belle Hélène, ou Piquillo dans la Périchole d’Offenbach, Nadir des Pêcheurs de Perles de Bizet ou encore Bénédict de Berlioz. Sa carrière l’a aussi porté vers Ottavio dans Don Giovanni ou encore vers les rôles rossiniens : le Comte Almaviva dans le Barbier de Séville, Lindoro dans l’Italienne à Alger, ou encore Ramiro dans la Cenerentola.

En 2006, Thierry Dran infléchit son répertoire et entreprend une série de concerts dans laquelle il interprète des compositeurs : Puccini, Verdi, Giordano, Ciléa. Un projet dans la veine de ses convictions profondes qu’il présente dans son autobiographie : « j'ai éprouvé le besoin irrépressible de mettre un coup de projecteur débarrassé d'un élitisme souvent artificiel [...] sur la façon dont (mon art) est pratiqué dans son intimité et son quotidien autant que sur une des manières de l'aborder. »

Il laisse derrière lui au disque un enregistrement marquant : Fortunio de Messager en 1988 avec John Eliot Gardiner. Son héritage vit aujourd’hui notamment dans la voix de son fils, le ténor Julien Dran.