Le pass sanitaire bientôt obligatoire pour se rendre au concert, au théâtre ou au cinéma

Emmanuel Macron a annoncé lundi 12 juillet au soir l'extension du "pass sanitaire" à tous les lieux de culture à partir du 21 juillet. Une annonce qui préoccupe déjà les professionnels.

Le pass sanitaire bientôt obligatoire pour se rendre au concert, au théâtre ou au cinéma
Le pass était jusqu'ici seulement nécessaire pour accéder aux lieux accueillant plus de 1000 personnes. , © AFP / Mathieu Thomasset / Hans Lucas

Le sésame sera bientôt obligatoire pour se rendre dans toutes les salles de concert, théâtres et cinémas. Dès le 21 juillet, le "pass sanitaire" - soit un test Covid négatif, une attestation de vaccination ou test prouvant un rétablissement du Covid-19 - entrera en vigueur dans les "lieux de loisirs et de culture" rassemblant plus de 50 personnes, pour les personnes à partir de 12 ans, a indiqué le président de la République Emmanuel Macron ce lundi soir dans son allocution aux Français.

Se munir du "pass sanitaire" était jusqu'ici seulement nécessaire pour se rendre dans des lieux accueillant plus de 1 000 personnes, ou dans une discothèque accueillant plus de 50 personnes.

Inquiétude des professionnels

Une annonce qui préoccupe certains festivals musicaux de petite taille en région, comme Cosmo Jazz, qui se déroule fin juillet dans la vallée de Chamonix. "Cette décision nous complique énormément la vie puisque nous avions justement prévu des concerts à 1000 spectateurs maximum pour éviter le pass sanitaire", s'inquiète Charlie Vetter, le directeur du festival, interrogé par Le Parisien : "Comment scanner les codes QR dans la montagne où les réseaux ne passent pas ? Et comment tester les spectateurs à Chamonix où la pharmacie a déjà d’énormes files d’attente ?"

Loïc Bonnet, président de L'Association des Théâtres Privés en Régions (TPR), réagit également avec virulence au micro de CNews : "Cela rajoute des restrictions et des difficultés. Les gens qui se présentent et qui n’ont pas ce pass sanitaire, comment fait-on pour les contrôler ? S’ils n’en ont pas, on leur dit qu’ils ne viennent pas ? S’ils se présentent à nos portes, on les vire, on les rembourse ? Si les gens s’énervent, comment fait-on ? C’est encore une fois un coup dur."