Le label Naïve en passe de perdre son indépendance ?

Selon le quotidien Les Echos, le label indépendant français « Naïve Records » pourrait « très bientôt être repris par une major du disque ».

Naïve Records, le label français consacré à la musique classique, au jazz et à la pop, et qui enregistre notamment Anne Gastinel, Rinaldo Alessandrini, le chœur Accentus, Sandrine Piau, Sarah Nemtanu, Marie-Nicole Lemieux ou encore Fazil Say pourrait perdre son indépendance et être repris par une major du disque selon Les Echos. Selon le quotidien, son président et fondateur Patrick Zelnik serait en discussion « avec plusieurs grands groupes de l’industrie du disque ainsi qu’avec des fonds d‘investissements » même si « Naïve peut aussi rester indépendant ».

Si l’information venait à se confirmer, le rachat de Naïve serait une nouvelle étape dans la redéfinition du paysage discographique de la musique classique, après le rachat d’harmonia mundi par le belge Pias en juin dernier. Fragilisés par l’ascension du streaming, les PME de l’industrie du disque peinent parfois à trouver les capitaux nécessaires pour s’adapter à ce nouveau modèle économique. En témoigne également la mise en liquidation du distributeur Abeille Musique, ou encore le rachat de Qobuz par Xandrie.

Il y a quelques années, le label Naïve s’était distingué par le lancement d’un ambitieux projet « Vivaldi Edition » : l’enregistrement de quelques 450 œuvres composant la bibliothèque personnelle du compositeur à sa mort en 1741. Près d’une centaine de disques ont fait les riches heures du label et de ses interprètes entre 2000 et 2015, parmi lesquels Jean-Christophe Spinosi et son ensemble Matheus (Orlando Furioso, Griselda, Nisi Dominus et Stabat Mater …), l’ensemble Modo Antiquo de Federico Maria Sardelli, Marie-Nicole Lemieux, Sandrine Piau, ou encore Philippe Jaroussky.

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