Le Finistère réduit de 30% sa subvention à l’Ensemble Matheus

Le conseil départemental du Finistère a décidé de baisser de 30% la subvention annuelle allouée à l’association Musicus, gestionnaire de l’Ensemble Matheus.

Le Finistère réduit de 30% sa subvention à l’Ensemble Matheus
L'Ensemble Matheus et son chef Jean-Christophe Spinosi, © Kergourlay

Dans le journal Le Télégramme on apprend que les élus du conseil départemental du Finistère, à majorité PS, ont voté la baisse de 30% de la subvention accordée annuellement à l’association Musicus, gestionnaire de l’Ensemble Matheus. Celle-ci passe ainsi de 100 00€ à 70 000€, pour un budget total de 2,3 millions d’euros.

Le chef et fondateur de l’Ensemble Matheus, Jean-Christophe Spinosi, est actuellement à Vienne pour une série de représentations, mais suite à cette nouvelle il a transmis un message à la rédaction du Télégramme dans lequel il se dit « très triste et très inquiet ». Le journal rappelle que cette décision avait fait l’objet d’une rencontre en janvier avec la présidente du conseil départemental, Nathalie Sarrabezolles.

Son vice-président, Marc Labbey, affirme cependant que cette décision n’a pas été prise avec « gaieté de cœur », peut-on lire dans l’article. « Mais, rappelle-t-il, nous sommes devant une équation complexe qui consiste à maintenir les priorités tout en intégrant les nécessaires mesures d’économies budgétaires. Le département reçoit 20 millions d’euros en moins de la part de l’Etat cette année, et néanmoins nous maintenons un budget de 20 millions d’euros consacré à la culture. Et on ne coupe pas les vivres à Matheus, loin s’en faut, car on reconnait le travail effectué pour permettre à la musique classique d’imprégner les quartiers populaires, les hôpitaux, les écoles. Simplement, on considère que le groupe a une notoriété qui lui permet aujourd’hui de mener une partie de sa vie sans nous. Il a surtout une capacité à trouver des financements et à accéder à du mécénat, notoriété que n’ont pas beaucoup d’autres, au rayonnement plus local et pour qui notre soutien est plus crucial ».

Seul Reza Salami, élu brestois PS n’a pas voté en faveur de cette décision.