Le directeur de la danse de l’Opéra de Lyon accusé d’avoir licencié une danseuse à cause de sa maternité

Selon le site Médiacités, Yorgos Loukos, directeur de la danse à l’Opéra de Lyon, va comparaître devant le tribunal correctionnel pour « harcèlement et discrimination ». Il est accusé d’avoir licencié une danseuse après sa grossesse.

Le directeur de la danse de l’Opéra de Lyon accusé d’avoir licencié une danseuse à cause de sa maternité
Ballet de l'Opéra de Lyon, © Maxppp / Vincent Dargent

Le 9 novembre prochain, selon le site Médiacités, le directeur de la danse de l’Opéra de Lyon, Yorgos Loukos, doit être entendu par le tribunal correctionnel pour « harcèlement et discrimination ». Il aurait licencié une ancienne danseuse, Karline Marion, à cause de sa maternité, en 2013. Âgée de 38 ans lors de sa grossesse, elle aurait été écartée de l'institution après six années de CDD.

Le média d’investigation affirme s’être procuré un enregistrement, datant de 2014, qui incriminerait le directeur. Cette discussion, enregistrée par Karline Marion à l’insu de Yorgos Loukos a été relayée par le site. Dans la conversation, le directeur réagit à la grossesse de la danseuse : « Je t’aime beaucoup comme fille, je trouve que t’es gentille, que t’es jolie, que t’as un joli corps (…) Je pense que si entre 29 et 34 [ans] tu as fait pas mal mais pas beaucoup, c’est pas entre 35 et 40 que tu vas faire plus, en plus avec un enfant (…) parce que tu es plus occupée, tu as des choses à faire. » La danseuse réplique alors : « Je ne vois pas le rapport avec l’enfant »… Et le directeur de continuer « ça change énormément de choses dans la présence ». Karline Marion riposte : « Vous aviez peur que je m’installe après avoir eu un enfant, que je ne sois plus aussi dynamique. » « C’est une des raisons effectivement », reconnait Yorgos Loukos.

A l'époque, Karline Marion avait interpellé le maire de Lyon, Gérard Collomb, pour contester le non-renouvellement de son contrat. Ce sera donc désormais au tribunal de juger. Yorgos Loukos risquerait jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.