Le concert de demain, pour le Trio Sōra

A quoi ressemblera le concert de demain, quand nous pourrons de nouveau y assister ? Pauline Chenais, piano, Clémence de Forceville, violon, et Angèle Legasa, violoncelle, partagent une vision écologique.

Le concert de demain, pour le Trio Sōra
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Faut-il ré-inventer le format du concert tel que nous le connaissons ? C'est ce qu'a proposé le Président de la République Emmanuel Macron à certains artistes, lors d'un entretien sur la crise que rencontre le secteur culturel en raison du Covid-19. 

Mesures sanitaires, intervention dans les écoles, importance des outils numériques... nous avons demandé aux artistes à quoi ressemblera, selon eux, ce « concert de demain ».

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Pour la violoniste Clémence de Forceville, il faudra avant tout « aller à la rencontre d'un public qui n'ira pas forcément dans les grandes salles de concert ». Pour l'artiste, il est également temps de sortir le concert des salles, et de l'installer en plein air, notamment pour être « plus en contact avec la nature ».

La nature, un mot d'ordre pour le trio qui souligne son engagement écologique, notamment en réduisant les voyages en avion : « ça n'a plus aucun sens de faire un long voyage pour un seul concert » tranche la violoncelliste Angèle Legasa qui souhaite à l'avenir « créer un lien avec la population locale, rester plusieurs jours pour créer ensemble des projets ». « On a pris la décision de privilégier les voyages en train »déclare la pianiste Pauline Chenais, qui rappelle, à toute fin utile, qu'il faut « prendre soin de notre planète »