Le classique c’est pour les vieux, un festival hors des sentiers battus

Du jeudi 20 au dimanche 23 octobre 2016, le jeune festival Le classique c’est pour les vieux, investit trois lieux parisiens pour une série de concerts dont un opéra en 3D.

Le classique c’est pour les vieux, un festival hors des sentiers battus
Alexandre Camerlo, metteur en scène (à gauche) et Aurélien Dufour Ettori, fondateur du festival ©A.deLaleu/RadioFrance

Pour sa cinquième édition, le festival Le classique c’est pour les vieux s’installe à Paris avec une envie : donner des concerts là où le public ne s’attend pas à entendre de la musique classique. Pour mener à bien le projet, le festival investit trois lieux parisiens : le Café A, la Halle Pajol et le 59 Rivoli.

Tous les concerts proposés sont gratuits et accessibles sans réservation. L’idée pour le fondateur du festival, Aurélien Dufour Ettori est d’essayer de « trouver d’autres moyens de faire vivre ces musiques, de la musique ancienne au contemporain ». Pour cela, les organisateurs donnent carte blanche aux artistes qui peuvent proposer « ce qu’ils n’ont pas l’habitude de proposer dans leurs programmes habituels ».

Parmi cette programmation très libre, le festival propose un opéra, L’île de Tulipatan de Jacques Offenbach en 3D. « Le procédé qu’on a choisi pour la mise en scène c’est de positionner les acteurs sur scène en costumes sur fond bleu et on a fabriqué une maquette en LEGO qu’on filme et on incruste l’image des acteurs sur scène dans l’image de la maquette », explique le metteur en scène Alexandre Camerlo. Le tout est projeté sur un écran au dessus de la scène.

Un projet qui enthousiasme les artistes de la production comme le témoigne la chanteuse Fanny Crouet dans le rôle d’Alexis : « On aborde les choses sous un angle différent… Par exemple on sera costumé dans une ambiance steampunk [rétrofuturiste ndlr], il y a des décors LEGO et une incrustation vidéo, ça change des mises en scène habituelles ».

L’opéra sera sera aussi projeté à l’extérieur de la Halle Pajol sur un grand écran pour que le maximum de personnes puissent en profiter. Cette envie de rendre la musique classique accessible est l’une des motivations des artistes qui participent au festival comme la soprano Juliet Dufour : « C’est important de motiver la musique classique à changer de discours face au public. Si quelqu’un va juste en face dans une boutique et voit qu’il y a de la musique classique, il pourrait se dire que ce n’est pas pour lui. Il faut montrer à ces gens-là que c’est gratuit et accessible ».

Le classique c’est pour les vieux se revendique comme le « premier festival de musique classique alternatif » d’après les mots de son fondateur, Aurélien Dufour Ettori. L’idée lui est venu en septembre 2009 à la réouverture du 59 rivoli (immeuble qui accueille un collectif d’artiste). « Quand j’ai vu la baie vitrée dont bénéficie le bâtiment, j’ai eu tout de suite cette idée de mettre un piano à queu à l’intérieur de la galerie et que les passants qui sont plutôt habitués à acheter dans les commerces rue de Rivoli puisse écouter de la musique, se retourner vers cette galerie et voir un pianiste jouer ».

Désormais son souhait est exaucé et va même plus loin. Deux autres lieux accueillent le festival et de nombreux artistes de tous les horizons se mêlent à l’aventure du Classique c’est pour les vieux.

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