Le chef d'orchestre autrichien Friedemann Layer est mort

Le chef d'orchestre autrichien Friedemann Layer est mort ce 3 novembre à Berlin. Grand spécialiste d'opéra, adoré des orchestres et des chanteurs, il laisse le souvenir d'un interprète raffiné et généreux, curieux de tous les répertoires.

Le chef d'orchestre autrichien Friedemann Layer est mort
Friedemann Layer

C'est un chef très apprécié par les orchestres et adoré par les chanteurs qui nous a quitté ce matin : l'Autrichien Friedemann Layer est mort à Berlin à l'âge de 78 ans. Il a mené une carrière internationale de haut vol pratiquement jusqu'à la fin de sa vie, notamment en Allemagne, en Suisse, en Autriche et en France, où il a particulièrement marqué de son empreinte l'orchestre national et l'opéra de Montpellier, qu'il a dirigé de 1994 à 2007. 

France Musique lui rendra hommage dans Musique Matin de Jean-Baptiste Urbain dès lundi. 

Grand spécialiste de l'art lyrique, curieux de tous les répertoires, Friedemann Layer a contribué à la redécouverte des œuvres peu connues, notamment dans le cadre du Festival de Radio France et Montpellier Languedoc Roussillon, dont certaines ont été gravées sur disque. René Koering, un des fondateurs du festival et son directeur artistique jusqu'en 2011, se souvient d'un « homme très distingué, extrêmement cultivé, d'un chef d'orchestre posé et calme, extrêmement poli, qui était à la fois raffiné et tout à fait apte à mener ses musiciens vers des interprétations d'une force extrême. » 

Friedemann Layer a fait les études de direction d'orchestre à l'Académie de musique et des arts du spectacle de Vienne, entre autres auprès de Hans Swarowsky. Il a fait ses armes en tant qu'assistant d'Herbert von Karajan et de Karl Böhm. Il fut invité à diriger au  festival de Salzburg, avant de devenir directeur musical de l'opéra de Düsseldorf, puis à deux reprises, de l'opéra de  Mannheim. Il fut l'invité des opéras de Paris, Bruxelles, Bâle, Berlin et Dresde. Installé à Berlin et dans le Sud de la France à la fin de sa carrière, il a continué à diriger à un rythme moins soutenu, guidé principalement par une grande curiosité musicale et artistique, selon René Koering. « C'était un Mozartien passionné, mais en même temps ouvert à tous les styles, un grand défricheur des répertoires peu connus et un fin connaisseur de la musique du XXe siècle.»