La veuve d’un violoniste du LSO reçoit les droits de son défunt mari pour sa contribution à « Billie Jean » de Michael Jackson

Après de longues années de lutte, Elizabeth Hill, veuve du violoniste Reginald Hill, a obtenu de la PPL (société de gestion des droits d’auteurs britannique) le versement des droits pour la participation de son défunt mari à la chanson « Billie Jean » de Michael Jackson.

La veuve d’un violoniste du LSO reçoit les droits de son défunt mari pour sa contribution à « Billie Jean » de Michael Jackson
Michael Jackson en concert en Allemagne (©MaxPPP)

L’affaire remonte aux années 1980 : le violoniste Reginald Hill, second violon de l’Orchestre symphonique de Londres (le célèbre LSO ), quitte la Grande-Bretagne pour s’installer à Los Angeles et jouer dans les formations qui accompagnent les artistes en vogue : Frank Sinatra, le groupe Earth, Wind & Fire, Julio Iglesias ou encore… Michael Jackson, pour sa chanson Billie Jean.

Mais en dehors des 158 dollars perçus à la signature du contrat, Reginald Hill n’a jamais reçu le moindre centime pour sa participation à la chanson, devenue un tube planétaire. Comme son époux ne l’informait pas de tous ses enregistrements commerciaux, Elizabeth Hill ne s’enquerra de la chose qu’au moment de la disparition de Michael Jackson, se doutant que le titre serait énormément diffusé. En effet, depuis sa disparition, les chansons du « roi de la pop » ont généré près de 700 millions de dollars.

En 2011, deux ans après la mort de Michael Jackson, sa veuve Elizabeth Hill contacte donc la Phonographic Performance Limited (ou « PPL », organisation de gestion des droits des interprètes) pour faire valoir la participation de feu son époux, mais se voit répondre que, si le violoniste était bien « dans le studio », rien ne prouve pour autant sa participation dans le mixage final de l’enregistrement.

Grâce à l’aide de nombreux musiciens américains, Elizabeth Hill a pourtant réussi à faire reconnaître la participation de son mari et la PPL s’est donc engagée à faire apparaître son nom sur 54 enregistrements à paraîtres ; dont ceux de Michael Jackson, d’Earth, Wind & Fire et de Julio Iglesias. De ces près de cinq années pour faire reconnaître le travail de Reginald Hill auprès de la PPL, sa veuve Elizabeth garde le souvenir d’un combat « déshumanisé », et même « moins qu’humain » selon la BBC : « vous ne derviez pas avoir à vous battre, ils devraient travailler pour nous et non contre nous » a-t-elle confié au média britannique.

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