La transformation de la salle Pleyel de nouveau face à la justice

La femme de l’ancien propriétaire de la salle Pleyel s’oppose toujours aux travaux menés dans l’établissement, et conteste la vente de la salle par son époux en 2009 à l’Etat et à la Cité de la musique.

La transformation de la salle Pleyel de nouveau face à la justice
Salle Pleyel © © 2000-2014 ResMusica.net

Sa réouverture est prévue vendredi prochain, dans un tout nouveau décor. Mais la transformation de la salle Pleyel ne plait pas du tout à la femme de l’ancien propriétaire. Un article du Parisien révèle que Carla-Maria Tarditi continue de contester la vente de la salle en 2009 par son époux à l’Etat et à la Cité de la Musique, et de s’opposer aux transformations menées dans l’établissement.

Mercredi dernier, Carla-Maria Tarditi a attaqué en justice la Cité de la musique, et le nouvel occupant de la salle Pleyel, la société Fimalac, pour « défaut de déclaration des travaux engagés depuis huit mois ». Les nouveaux aménagements sont prévus pour accueillir des concerts de jazz et de variétés, conformément à la convention signée entre la Fimalac et la Cité de la Musique. « En conséquence, ils ont totalement modifié la qualité de l’acoustique de la salle », explique l’avocat de Carla-Maria Tarditi, Me Olivier Pardo. Or, cette dernière plaide pour un retour du classique à Pleyel et affirme être soutenue par 11 000 pétitionnaires.

« Le président du tribunal de commerce, saisi en référé, a demandé que l’affaire soit présentée en audience spéciale. Cela veut dire qu’il prend l’affaire au sérieux » assure l’avocat. Le dossier sera examiné le 30 septembre.