A la rencontre du public du Festival Radio France Occitanie Montpellier

Chaque jour, les spectateurs sont très nombreux pour assister aux concerts du Festival Radio France Occitanie Montpellier. Passionnés de musique classique, ou néophytes avides de découvertes, nous sommes allés à leur rencontre.

A la rencontre du public du Festival Radio France Occitanie Montpellier
La salle Berlioz au Corum à Montpellier, © Marc Ginot / Festival de Radio France

“Je viens pour entendre l’Orchestre National de France”. Martine, habituée pendant l’année aux concerts de l’Orchestre national de Montpellier, assiste ce soir au programme Aux Confins de l’Empire, avec l’ONF dirigé par son nouveau chef Emmanuel Krivine. Elle souhaite aussi voir en vrai “ce violoniste très connu qui passe souvent à la télé”, qui n’est autre que Renaud Capuçon. Ce soir, la salle est pleine et, comme à l’issue des autres concerts, les applaudissements sont très chaleureux.

Parisiens pendant l’année, Anne-Marie et Roger passent toutes leurs vacances à Narbonne mais ils s’installent toujours quelques jours à Montpellier pour pouvoir venir au Festival. “Ce qui nous plaît c’est la gratuité de plusieurs concerts, l'éclectisme de la programmation, et l’ambiance qui est très sympathique”, expliquent-ils. Ce qu’ils apprécient particulièrement ce sont les soirées au Domaine d’O, “nous ne connaissons pas trop le jazz et cela nous permet de faire de belles découvertes.” Et cette année, il y a une nouveauté : les producteurs de France Musique qui présentent les concerts le font sur scène, face au public, et non plus cachés dans des loges. “Cela nous offre une double expérience”, déclare Giselle, ravie, “nous sommes plongés en même temps dans le concert et une séance d’enregistrement d’émission de radio”.

L’année dernière, 101 000 spectateurs étaient présents pour 171 évènements. Avant chaque représentations, devant l’entrée du Corum, on entend régulièrement le personnel de l’accueil annoncer haut et fort qu’il n’y a plus de places pour les concerts gratuites, sans réservations. Cette situation a crée quelques tensions le jeudi 20 juillet, pour le concert de 12h30, avec les pianistes Ismaël Margain et Guillaume Bellom. Certaines personnes, qui avaient visiblement très envie d’assister au spectacle, ont élevé la voix et se sont énervées. Un homme a même tenté de forcer le passage, avant d’être écarté par la sécurité.