La colère des professeurs de musique et d’art en Belgique

En Belgique, les professeurs francophones d’académie de musique, beaux-arts, danse et art de la parole envisagent d’attaquer la Communauté française du pays en justice car ils estiment que leur salaire est insuffisant.

La colère des professeurs de musique et d’art en Belgique
Souvent détenteurs d’un master, et donc d'un bac +5, les professeurs d’académie sont payés comme les enseignants formés en 3 ans, © Maxppp / Simon Daval

En Belgique, les professeurs francophones d’académie de musique, beaux-arts, danse et art de la parole se sentent discriminés. Souvent détenteurs d’un master, et donc d'un bac +5, les professeurs d’académie sont payés comme les enseignants formés en 3 ans, explique le journal Le Soir. Le quotidien belge ajoute la différence entre les deux barèmes (bac +3 et bac +5), s'élève à 300 euros net par mois. Une situation jugée anormale et inéquitable par les professeurs qui, après avoir interpellé les élus et le gouvernement, puis lancé une pétition, ont décidé de se constituer en Association Sans But Lucratif (ASBL). Avec un avocat, ils ont adressé deux mises en demeure au ministre-président de la Communauté française, Rudy Demotte, et à la ministre de l’Education, Marie-Schyns. Si leur démarche reste sans réponse, ils envisagent une attaque en justice.

Interpellée au Parlement, la ministre de l’Education a reconnu en mai 2016 qu’il serait légitime de payer les détenteurs d’un master à la hauteur de leur diplôme, rapporte Le Soir. Mais depuis, la situation n’a pas évolué. Le journal explique que le blocage est d’ordre financier : le coût de cet ajustement s’élèverait à 10 millions d’euros.