La CGT-Spectacle rejoint la contestation sociale et appelle à la grève

La CGT-Spectacle a déposé mardi 11 décembre 2018 un préavis de « grève illimitée » à compter du mardi 18 décembre. Le syndicat appelle également à participer « massivement » à la journée de mobilisation du 14 décembre.

La CGT-Spectacle rejoint la contestation sociale et appelle à la grève
Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT-Spectacle, © AFP / Stéphane de Sakutin

Un préavis de « grève illimitée » a été déposé par la CGT-Spectacle, qui entre ainsi dans le mouvement de contestation que traverse actuellement le pays. Le syndicat réclame notamment une augmentation des salaires et la défense le régime des intermittents. 

La CGT-Spectacle a également appelé dans un communiqué « à participer massivement à la journée de grèves et de mobilisations du 14 décembre pour les salaires et les droits sociaux ». Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT-Spectacle, juge, au regard des annonces faites lundi soir par Emmanuel Macron, « inadmissible que le président de la République tourne le dos aux revendications légitimes des salariés du privé et du public, des privés d’emplois, des jeunes et des retraités ».

« La justice fiscale avec le rétablissement de l'impôt sur la fortune, l'augmentation des pensions de retraites, le développement du service public de la culture comme ailleurs », comptent parmi les principales revendications de la CGT-Spectacle. Le syndicat réclame notamment une « augmentation des salaires », « l'amélioration ou a minima le maintien des droits à l’assurance chômage que le gouvernement et le patronat veulent attaquer dans la négociation rouverte en septembre, en visant particulièrement les intermittent-e-s du spectacle » et le « droit à la formation professionnelle permettant notamment la reconversion professionnelle » .

La principale coordination des intermittents et précaires intègre le mouvement des Gilets jaunes

Par ailleurs, la CIP-IDF, principale coordination des intermittents et précaires, réunie en assemblée générale lundi soir au Théâtre de la Colline, à Paris, a annoncé qu'elle intégrait le mouvement des « gilets jaunes » pour « davantage de justice sociale et fiscale ».

« C’est avec ces gilets jaunes que nous devons porter nos revendications sur l’assurance chômage, ainsi que nos autres revendications. Nous appelons à ce que ces mobilisations et blocages se poursuivent dans la grève générale, sans laquelle nous ne gagnerons pas », indique la CIP-IDF.

avec AFP