La bonne santé de l’Opéra national de Paris

Dans le rapport annuel des chiffres clés de la culture, le ministère de la culture et de la communication dévoile le bon bilan de la saison 2012/2013 de l’Opéra national de Paris.

La bonne santé de l’Opéra national de Paris
6 nouvelles productions seront présentées à l'Opéra de Paris pour la saison 2014-2015. (© Arnaud Chicurel/Hemis/Corbis)

96% de taux de remplissage sur les productions lyriques et 85,7% sur les ballets à Bastille, respectivement 86,7% et 85,5% à Garnier pour la saison 2012/2013 8, 5 millions d’euros de bénéfice en 2012… Les chiffres fournis par le ministère de la culture et de la communication concernant l’Opéra national de Paris font état d’une bonne santé pour l’institution.

Malgré une baisse des subventions d’Etat (104,5 millions d’euros en 2012 contre 105,8 millions en 2011), l’établissement public voit ses autres sources financières augmenter en 2012 : les recettes liées aux spectacles atteignent 66,2 millions d’euros (contre 57,8 en 2011 et 44,4 en 2005), mécénat et partenariats 9,1 millions, et les recettes commerciales 16,4 millions d’euros. Soit un total de 207,3 millions d’euros de recettes pour 198,9 millions de dépenses, et un bénéfice de 8,5 millions d’euros.

Un résultat qui s’explique par le succès des productions : 797 949 entrées pour la saison 2012/2013, moins qu’en 2011/2012 (821 143 entrées, un record depuis 2000) mais pour moins de représentations (479 contre 481), mais aussi par un nombre croissant de visites patrimoniales : plus de 650 000 personnes ont visité le palais Garnier en 2012 contre un peu moins de 500 000 il y a cinq ans.

Autre facteur pour comprendre la hausse des recettes : les remaniements de plan de salle pour la saison 2011/2012. D’un côté les billets des catégories 4, 5, et 6 ont vu leur valeur baisser de 5 euros, et 20 sièges situés en catégorie 5 (à 70€) sont passés en catégorie 6 (35 euros), mais d’un autre côté de nombreux sièges ont connu un changement vers des catégories plus onéreuses, comme le montrait Laura Cappelle sur le Huffington Post.